À l'approche de la 70ème édition du concours Eurovision à Vienne, Noam Bettan, un chanteur de 28 ans, portera fièrement les couleurs d'Israël. Sa chanson "Michelle", combinant français, anglais et hébreu, s'inscrit dans un contexte délicat où la participation d'Israël est controversée, entraînant même des boycotts par cinq pays.
Le 12 mai, Noam Bettan se produira lors de la première demi-finale, avec une possible participation à la finale le 16 mai, en cas de qualification.
Une connexion profonde avec la France
Noam Bettan se décrit comme un artiste partagé entre deux cultures : "Je suis Français : la moitié de mon cœur est française et l'autre moitié israélienne." Originaire de Ra'anana, en Israël, il est le fils de parents français juifs, qui ont quitté Grenoble pour s'installer en Israël en 1995. Bien qu'il n'ait pas encore percé sur la scène musicale française, il nourrit l'espoir de trouver sa place. "J'aime beaucoup la musique française," déclare-t-il. "C'est une scène très riche, et j'aimerais m'y intégrer bientôt. J'ai toujours eu l'impression d'être entre deux mondes."
"Michelle", une chanson riche en émotions
Grand vainqueur de l'émission La prochaine star en janvier 2026, Noam a été désigné comme le représentant israélien pour l'Eurovision. Sa chanson, "Michelle", a été coécrite avec Yuval Raphael, une artiste dont il admire le travail. Le refrain, entièrement en français, évoque une expérience amoureuse complexe. "Chacun peut s’identifier à ces paroles," dit-il dans une interview au Point.
Pendant ses répétitions à Vienne, Noam maintient son esprit concentré. Bien que les performances israéliennes aient souvent été critiquées, il bénéficie d'un soutien significatif du public, ayant atteint la 5ème place en 2024 et la 2ème place l'année précédente. "Je suis entouré d'une équipe qui me connaît par cœur," déclare-t-il. "Cela m'aide à rester concentré sur la musique et le travail intense qui m'attendent."







