Téhéran a confirmé ce dimanche avoir transmis sa réponse à un plan de paix proposé par les États-Unis pour mettre fin aux tensions persistantes au Moyen-Orient. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a cependant indiqué que ce conflit, selon lui, est loin d'être résolu.
Dans une déclaration faite sur sa plateforme Truth Social, le président Donald Trump a commenté cette réponse en critiquant les dirigeants iraniens. "Ils se moquent de notre pays, mais leur joie ne durera pas", a-t-il affirmé, sans entrer dans les détails de la réponse de Téhéran.
Ce nouvel échange intervient dans un contexte marqué par des frappes réciproques. Alors que Donald Trump se prépare à rencontrer Xi Jinping en Chine pour discuter de cette situation, les attaques de drones dans le Golfe se poursuivent. La télévision d'État iranienne a relayé que Téhéran a utilisé un médiateur pakistanais pour faire entendre ses inquiétudes concernant la fin des hostilités, notamment au Liban.
Les enjeux du démantèlement nucléaire
Lors d’une interview récente, Trump a affirmé que les capacités militaires iraniennes étaient désormais affaiblies, mais il a laissé entendre que les troupes américaines pourraient intensifier leurs opérations. Pour Benjamin Netanyahou, les préoccupations entourant le programme nucléaire iranien demeurent. "Il reste encore de l'uranium enrichi en Iran qu'il faut éliminer", a-t-il déclaré à CBS.
Toutefois, les hostilités continuent de faire des victimes. Au Liban, les frappes israéliennes et la réponse du Hezbollah mettent en lumière une situation instable, avec des pertes humaines allant jusqu'à 2846 depuis le début de la guerre.
"Nous ne nous inclinerons jamais devant l'ennemi, et si le dialogue est évoqué, cela ne signifie ni capitulation, ni régression", a affirmé Massoud Pezeshkian, président du Parlement iranien.
Les tensions maritimes demeurent vives, notamment autour du détroit d'Ormuz, un point stratégique pour le passage de nombreux pétroliers. En réaction à cette situation, Washington a intensifié ses mesures de sécurité, imposant un blocus des ports iraniens depuis avril.
Les discussions entre acteurs régionaux, dont la France et le Royaume-Uni, visent à établir une coalition pour garantir la sécurité dans cette zone crucialement importante. Emmanuel Macron a souligné que la France n'envisageait pas de déploiement militaire unilatéral, mais plutôt une coopération étroite avec l'Iran.
En attendant, la situation reste tendue, et tout nouvel incident pourrait avoir des répercussions encore plus larges dans cette région fragilisée.







