Les négociations pour apaiser le conflit entre les États-Unis et l'Iran prennent de l'ampleur avec la visite imminente du général Asim Munir, chef de l'armée pakistanaise, à Téhéran. Ce déplacement s'inscrit dans un contexte très tendu, alors que le président américain, Donald Trump, a exprimé que la situation est "sur le fil" entre un possible accord ou une reprise des hostilités.
La mission de Munir vise à poursuivre le dialogue avec les dirigeants iraniens, selon des sources médiatiques, y compris l'agence Isna. C'est un moment crucial car le Pakistan a intensifié ses efforts de médiation, témoigné par les récentes visites de son ministre de l'Intérieur, Mohsin Naqvi, qui a apporté des propositions américaines pour discussion.
Cependant, l'Iran reste ferme sur ses exigences, demandant la levée des sanctions qui gèlent ses avoirs et l'arrêt du blocus de ses ports. À ce sujet, les Gardiens de la Révolution ont averti qu'ils étaient prêts à élargir le conflit au-delà des frontières régionales.
Depuis l'entrée en vigueur d'une trêve fragile en avril, la progression des négociations a stagné. Une seule rencontre officielle entre les deux pays a eu lieu et, depuis, les échanges se poursuivent en secret. Le conflit, qui a éclaté suite à une attaque israélo-américaine contre l'Iran, a fait de nombreuses victimes, notamment en Iran et en Liban.
"Nous verrons bien si nous atteindrons un accord, sinon des mesures plus strictes seront prises", a déclaré Trump. Il a ajouté qu'un compromis rapide pourrait épargner "beaucoup de temps, d'énergie et de vies".
La perspective d'une résolution a suscité une baisse des prix du pétrole, même s'ils restent élevés par rapport à la période précédant le conflit. Les marchés européens, quant à eux, restent prudents face à cette incertitude.
Par ailleurs, des dissensions croissantes entre Trump et son homologue israélien, Benjamin Netanyahu, ont émergé. Selon plusieurs médias, Trump a été très ferme dans ses méthodes, insistant sur une approche diplomatique, tandis qu'Israël semble pencher vers une reprise des combats.
Danny Citrinowicz, analyste à l’Institut d’études de sécurité nationale à Tel-Aviv, souligne que l'accord potentiel pourrait bouleverser la stratégie israélienne, visant à renverser le régime iranien. Pour les États-Unis, l'enjeu demeure la prévention de la nucléarisation, même si cela implique de composer avec le pouvoir en place.
Ce conflit a profondément perturbé l'économie mondiale, entraînant une flambée des prix du pétrole et une crise des matières premières, exacerbées par le contrôle iranien sur le détroit d'Ormuz, par lequel transite une part significative des ressources énergétiques mondiales.
L'Iran a récemment annoncé la création d'une autorité pour superviser le détroit d'Ormuz, renforçant ainsi son emprise sur cette voie stratégique et elle a déjà revendiqué un vaste secteur maritime qui pourrait affecter la circulation internationale des marchandises en provenance des Émirats, selon les rapports.







