Une escalade de la violence s'est produite ce mardi matin, alors qu'une attaque russe contre la capitale ukrainienne a causé la mort d'au moins un homme et blessé plusieurs dizaines d'autres, selon les sources officielles ukrainiennes.
Des frappes similaires dans l'est de l'Ukraine ont également fait quatre victimes, affectant particulièrement les villes de Dnipro et Kharkiv.
Tymour Tkatchenko, chef de l'administration militaire de Kiev, a déclaré sur Telegram : "Un homme a été tué dans l'attaque, tandis que vingt autres ont été blessés". Ce dernier a précisé que les forces ennemies avaient utilisé des missiles balistiques lors de ces frappes.
Suite aux explosions, les habitants de Kiev ont afflué vers les abris, portant sacs et couvertures, alors qu'un épais nuage de fumée s'élevait au-dessus de la ville, comme l'a rapporté l'AFP.
Dans le même temps, Oleksandr Ganja, chef de l'administration militaire régionale de Dnipro, a confirmé que la ville avait subi de violentes attaques, entraînant quatre morts et au moins 16 blessés, dont plusieurs se trouvaient dans un état critique.
À Kharkiv, le maire Igor Terekhov a rapporté que la ville avait été ciblée par 15 drones et deux missiles, ce qui a blessé dix personnes, dont un enfant.
- Une escalade des frappes -
Du côté russe, une attaque de drone ukrainien a fait une victime civile dans la région de Koursk, selon le gouverneur Aleksandr Khinchtein. Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a précédemment averti que Moscou se préparait à "une nouvelle frappe massive" contre l'Ukraine, incitant les diplomates étrangers à quitter Kiev.
Moscou a intensifié ses bombardements, touchant l'Ukraine presque chaque nuit, mais les attaques diurnes se sont également multipliées ces derniers mois. En mai, le nombre de missiles russes lancés a atteint un des niveaux les plus élevés depuis le début du conflit, avec 211 missiles, y compris des types balistiques capables de transporter des ogives nucléaires.
La Russie a également déployé 8 150 drones de longue portée, un chiffre en hausse de 24 % par rapport au mois précédent, selon des données publiées quotidiennement.
Ce pic d'attaques de drones a eu lieu malgré une trêve de trois jours qui avait temporairement suscité des espoirs de négociations pour un cessez-le-feu.
- Un défi logistique pour l'Ukraine -
Les affrontements ont entraîné des accusations mutuelles entre Moscou et Kiev sur des violations de trêve. En mai, une attaque de missile russe a causé de lourdes pertes en destruction d'immeubles à Kiev.
Les responsables ukrainiens ont affirmé avoir intercepté 91 % des drones et missiles russes, mais le pays dépend des ressources fournies par ses alliés occidentaux pour sa défense. Malgré le développement d'un système avancé de défense anti-aérienne, des inquiétudes persistent concernant l'épuisement des stocks de munitions.
Avec des négociations pour mettre fin à l'offensive en cours restées inertes, le conflit a causé des centaines de milliers de morts et des millions de personnes déplacées depuis son début il y a plus de quatre ans.







