Le contexte
Ce mardi, le Hezbollah a revendiqué une attaque à la roquette visant un char israélien dans le sud du Liban, affirmant lutter contre l'avancée des forces israéliennes. Lundi soir, des combattants ont également ciblé plusieurs chars et soldats israéliens. L'armée israélienne a annoncé avoir intercepté, tôt ce matin, deux projectiles lancés depuis le Liban, sans rapporter de blessés. Des frappes israéliennes ont frappé des localités comme Marwaniyeh, Sidiqine, Yater, et Mansouri, tandis qu'une « très violente détonation » a été signalée à Debbine.
Malgré ces hostilités, Donald Trump a annoncé un accord entre les deux camps pour interrompre les combats en vue de nouvelles discussions entre Libanais et Israéliens prévues ce mardi et mercredi à Washington. Selon des sources, lors d'une conversation téléphonique, Trump aurait qualifié Benjamin Netanyahu de « complètement fou » pour compromettre les négociations de paix avec l'Iran. Il a exhorté le dirigeant israélien à ne pas engager d'attaques majeures sur Beyrouth, une demande à laquelle Netanyahu aurait répondue favorablement. Trump a également assuré que le Hezbollah avait « accepté de ne plus tirer sur Israël ».
De son côté, l'Iran a accusé Israël de franchir des « lignes rouges » et a menacé d'ouvrir de « nouveaux fronts », malgré une trêve en place depuis le 8 avril. Téhéran exige que tout accord mettant fin à la guerre au Moyen-Orient soit conditionné à un cessez-le-feu au Liban. Trump a déclaré sur sa plateforme que « les discussions avancent rapidement avec l'Iran », une affirmation contestée par l'agence de presse iranienne Tasnim, qui a rapporté un abandon des dialogues indirects avec Washington en raison de l'offensive israélienne.
Ces développements mettent en lumière une situation volatile où les enjeux géopolitiques restent complexes et fortement interconnectés. Les citoyens de la région restent inquiets face à l'instabilité persistante, notamment à Beyrouth, où des évacuations de civils ont été signalées.







