Depuis maintenant trois ans, le conflit soudanais affecte sévèrement la population civile. Selon un rapport alarmant du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, plus de 1 000 civils ont perdu la vie à cause de frappes de drones entre janvier et mai 2023.
Volker Türk, le Haut-Commissaire, a évoqué cette situation désastreuse lors de l'ouverture d'une nouvelle session du Conseil des droits de l'homme à Genève le 15 juin. Il a expliqué que le recours accru aux drones aggravait la crise déjà catastrophique dans le pays.
Ce conflit, qui a déjà fait plus de 200 000 morts selon certaines estimations, est considéré comme l'une des pires crises humanitaires contemporaines. Les violences sexuelles et les abus sont omniprésents, illustrant la brutalité du contexte. La guerre oppose l'armée soudanaise aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) depuis avril 2023, alors que les viols et les violences sont largement rapportés dans les zones touchées, a déclaré Türk, citant des témoignages de victimes.
Les frappes de drones ont été particulièrement intenses dans la région du Kordofan et de l'État du Nil Bleu, à proximité de la frontière éthiopienne. Cette escalation est survenue après la prise d'El-Facher par les FSR, marquant un tournant dans la lutte pour le contrôle du territoire. Des experts et ONG, tels que Médecins Sans Frontières, soulignent que cette intensification des attaques rend la situation encore plus chaotique.
À l’approche de la quatrième année du conflit, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a exhorté les parties impliquées à mettre fin aux hostilités face au désastre humanitaire croissant. Les appelés à l’action sont de plus en plus pressants, alors que l'avenir du Soudan semble de plus en plus incertain. Les chiffres avancés par des organismes humanitaires montrent que l'urgence est à son comble, et le soutien international est devenu crucial pour éviter une exacerbation de ce drame.







