La délégation iranienne a abruptement quitté les discussions en Suisse ce dimanche, qualifiant un tweet de Donald Trump de "provocation insultante". Selon l'agence d'État IRNA, les négociations ont été sérieusement perturbées par des tensions déjà ressenties dans le contexte de conflits au Liban.
Ces pourparlers visent à établir un accord définitif pour mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient, déclenchées par les frappes israélo-américaines de fin février, ayant causé des milliers de pertes humaines, notamment en Iran et au Liban. Le diplomate en charge des pourparlers a confié sous couvert d'anonymat que, malgré cette interruption, la délégation iranienne reste engagée dans le processus de médiation mené par le Pakistan et le Qatar.
Sur son réseau social Truth Social, Trump a appelé Téhéran à contrôler son allié libanais, le Hezbollah, menaçant de rétablir les frappes américaines en cas de non-respect. "Ils feraient mieux de peser leurs mots; nos forces armées sont prêtes à leur répondre autrement", a rétorqué sur X, Mohammad Bagher Ghalibaf, le chef de l'équipe de négociation iranienne.
L'accord préliminaire stipule que chaque partie doit s'abstenir de menaces militaires, pourtant, de telles déclarations entravent la dynamique des discussions. JD Vance, vice-président américain présent sur place, a qualifié ces pourparlers de "historiques", avec l'espoir de "tourner une nouvelle page" dans les relations américano-iraniennes.
Les incongruences persistent, notamment autour du programme nucléaire iranien, source de discordes depuis des décennies. Selon des déclarations officielles, ce sujet brûlant n'était pas à l'ordre du jour lors de cette première session, et les responsables iraniens ont même décliné une photo collective avec les Américains.
En arrière-plan, les tensions se poursuivent entre Israël et le Hezbollah, avec des combats qui ont fait de nombreuses victimes récemment. Des frappes israéliennes ont causé au moins 30 décès au Liban, et le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré qu'aucun accord avec les États-Unis ne serait envisageable sans un cessez-le-feu permanent.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que son armée resterait dans le sud du Liban "aussi longtemps que nécessaire". En réponse, Naïm Qassem, leader du Hezbollah, a exclus toute présence de sécurité israélienne dans la région.
Malgré ces hostilités, Vance a rapporté des "progrès considérables" pour maintenir la trêve au Liban, bien que les pertes de la guerre soient déjà alarmantes, dépassant 4.106 victimes du côté libanais et 36 militaires israéliens. Pour signaler une possible désescalade, Israël a annoncé la levée des restrictions de rassemblement dans le nord, près de la frontière libanaise.







