Le lundi, les médiateurs pakistanais et qatari ont dévoilé des progrès significatifs dans les pourparlers entre les États-Unis et l'Iran, visant à mettre un terme aux confrontations au Liban et à garantir la sécurité dans le détroit d'Ormuz. Ces discussions se sont tenues dans un cadre atypique, un hôtel de luxe à Bürgenstock, en Suisse, où les deux délégations ont élaboré un plan d'action ambitieux.
Les négociateurs ont convenu d'une feuille de route avec un objectif de résultat sous 60 jours, offrant ainsi un cadre pour des discussions techniques imminentes cette semaine. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a salué ces avancées sur les réseaux sociaux, affirmant que la médiation des deux pays arabes avait permis de progresser vers la paix au Liban.
Il a également ajouté que les exportations de pétrole et de produits pétrochimiques sont désormais libérées, que le blocage des avoirs était levé et qu'un vaste programme de reconstruction est en cours en Iran. Côté américain, aucune réaction immédiate n'a été enregistrée.
D'après le communiqué conjoint du Pakistan et du Qatar, une "cellule de gestion des conflits" sera créée dans le but de mettre fin aux hostilités entre Israël et le Hezbollah, qui continuent d'affecter la stabilité du Liban. Une situation particulièrement tendue, surtout après les récents affrontements qui ont fait de nombreuses victimes.
Une "ligne de communication" sera également mise en place entre Téhéran et Washington concernant le détroit d'Ormuz. Cette mesure vise à éviter les incidents maritimes, essentielle à la sécurité du passage maritime, qui représente un cinquième du commerce mondial d'hydrocarbures.
Ces annonces ont eu un impact direct sur les marchés, faisant chuter temporairement les prix du pétrole. Le baril de WTI nord-américain perdait 0,91% pour atteindre 75,16 dollars, tandis que le Brent affichait une baisse de 2,13% à 78,85 dollars.
M. Araghchi a qualifié la mise en place de cette cellule pour la prévention des conflits au Liban de "test crucial" pour la coopération entre les deux nations. Dans un signe d'apaisement, Israël a levé les restrictions de rassemblement dans le nord du pays, bien que l'armée israélienne ait assuré son maintien dans le sud libanais tant que nécessaire.
Depuis le début des opérations israéliennes, plus de 4 100 victimes ont été signalées, selon les sources de Beyrouth. De son côté, l'armée israélienne a enregistré 36 pertes humaines.
Les négociations ont cependant été marquées par des tensions : suite à une provocation d'un tweet du président américain Donald Trump, la délégation iranienne s'est retirée de la table pour une durée abrégée. La situation a réchauffé les relations déjà fraught entre les deux grandes nations, comme l’a souligné Mohammad Bagher Ghalibaf, le chef de l'équipe de négociation iranienne.
Néanmoins, les deux parties sont tenues de respecter un protocole d'accord qui stipule qu'aucune menace à la force ne doit être émise, un défi majeur alors que l'Iran continue de développer son programme nucléaire, toujours source de controverses à l'échelle internationale.
Ces pourparlers, bien que prometteurs, rappellent la fragilité des relations irano-américaines. La situation en Iran et au Liban demeure sous haute surveillance alors que les discussions avancent.







