Le plan d’évacuation du détroit d’Ormuz, destiné à permettre la sortie de 11.000 marins bloqués dans le Golfe, a été mis en pause suite à une attaque sur un navire, a annoncé l’Organisation maritime internationale (OMI) le 25 juin.
Ce jeudi, l’OMI a annoncé la suspension temporaire de l’évacuation du détroit d’Ormuz. Cette décision fait suite à une attaque survenue sur un cargo naviguant dans cette région cruciale pour le commerce maritime. « J'ai décidé de suspendre temporairement sa mise en œuvre afin de reconfirmer que les garanties de sécurité nécessaires restent en place pour les navires figurant sur notre liste d’évacuation ainsi que pour tous ceux se trouvant dans la région », a déclaré Arsenio Dominguez, le secrétaire général de l'agence des Nations Unies.
Dominguez a précisé que son souhait était que les marins soient évacués en toute sécurité, sans risquer de devenir « les victimes collatérales d’un conflit géopolitique ». Il avait indiqué précédemment que l’évacuation, préparée de longue date, pourrait prendre « quelques semaines » pour sortir en toute sécurité les 600 navires immobilisés depuis le début du conflit.
Un incident marquant dans les eaux du Golfe
Le cargo touché dans le golfe d'Oman « n’avait pas effectué son transit dans le cadre du dispositif d’évacuation de l’OMI », a souligné Dominguez. L’attaque a causé des dommages à ce navire suite à l’impact d'un projectile d'origine inconnue, selon les informations de l'agence britannique UKMTO. Ce dernier incident a eu lieu à 14 kilomètres au sud-est de Dahit, une localité de la péninsule omanaise de Musandam.
Mercredi, le suivi maritime a enregistré soixante-dix passages par le détroit, un chiffre record depuis son blocage début mars par l'Iran. Ce trafic, toutefois, reste bien en deçà des niveaux d'avant la guerre, selon des données de Kpler.
Les Gardiens de la Révolution d'Iran ont averti qu'aucune traversée du détroit ne serait tolérée sans leur accord, menaçant les navires en infraction de « mesures appropriées ». L’autorité maritime iranienne a également précisé que tout passage en dehors des voies définies par l’Iran « ne bénéficierait pas des garanties de passage sécurisé et ne donnerait pas droit à une couverture d’assurance ». « Les conséquences résultant d’un passage par des itinéraires non autorisés seront à la charge du propriétaire, de l’exploitant et du commandant du navire », a averti l'Autorité du détroit du golfe Persique (PGSA).
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