Jair Bolsonaro, l'ancien président brésilien, a récemment quitté l'hôpital où il était soigné pour un ensemble de problèmes de santé, notamment des crises de hoquet intenses. À son retour, la Cour suprême a décidé de rejeter une demande d'assignation à résidence pour des raisons de santé, affirmant que son état n’avait pas empiré. Ce verdict a provoqué des réactions vives au sein de sa famille, notamment de son fils, Flávio Bolsonaro, qui a dénoncé cette décision en la qualifiant de torture.
Depuis sa condamnation à 27 ans de prison pour tentative de coup d'État en 2022, Jair Bolsonaro a vu sa Situation administrative se détériorer. En effet, il a été reconnu coupable d'avoir conspiré pour se maintenir au pouvoir après sa défaite électorale contre Luiz Inacio Lula da Silva. Cette incarcération a été au cœur des préoccupations de nombreux observateurs qui voient dans le retour de Bolsonaro derrière les barreaux une illustration claire d'une justice qui cherche à affirmer son autorité sur une figure politique controversée.
Le débat public autour de sa santé a également suscité l'intérêt des experts en santé publique. "La santé de Bolsonaro est un facteur délicat qui mélange enjeux politiques et médicaux", a déclaré un analyste politique de Brasilia. Certes, l’ancien président a subi des interventions chirurgicales délicates consécutives à une attaque en 2018 qui l’a gravement blessé. Les médecins ont mis en avant des problèmes d'apnée du sommeil sévères et des troubles gastro-intestinaux qui compliquent encore son transfert en prison.
Les prochaines semaines s'annoncent cruciales pour Jair Bolsonaro, tant sur le plan juridictionnel que médical. Sa famille et ses partisans continuent de se battre pour une révision de sa peine, clamant qu'il est victime d'une persécution politique. Reste à savoir si la Cour suprême restera ferme face aux demandes de clémence et de réexamen de son dossier.







