Le 7 janvier, une femme de 37 ans a perdu la vie à Minneapolis dans un incident tragique impliquant la police de l'immigration des États-Unis (ICE). Selon le Département de la Sécurité intérieure (DHS), l'agent aurait ouvert le feu en état de légitime défense, affirmant que la conductrice tentait de renverser des agents fédéraux. Cependant, des images circulant sur les réseaux sociaux semblent mettre en question cette version. La vidéo montre le véhicule de la victime éloignant de la scène alors que des coups de feu sont tirés, poussant le maire de Minneapolis, Jacob Frey, à qualifier ces affirmations de « conneries ».
Les événements se sont déroulés dans un quartier populaire, où des opérations ciblées étaient en cours dans le cadre d'un déploiement fédéral annoncé la veille. Dans ce contexte de tensions croissantes autour des pratiques d'immigration, de nombreux habitants et responsables politiques, dont le gouverneur Tim Walz, ont exprimé leur indignation. Walz a dénoncé ce qu'il considère comme de la « propagande » de la part du gouvernement fédéral, annonçant l'ouverture d'une enquête pour faire la lumière sur cet incident tragique. Il a souligné la nécessité de vérifier les circonstances entourant la mort de la conductrice.
La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a décrit l'incident comme un « acte de terrorisme intérieur », en soutenant que la vie des agents était en danger. Cette déclaration a été reprise par des figures politiques comme Donald Trump, renforçant la polarisation autour de cette affaire. Selon des experts en droit pénal, les actions des forces de l'ordre doivent toujours être proportionnées, et l'usage de la force mortelle doit être justifié de manière rigoureuse, une exigence que ce cas semble remettre en question.
Avec au moins cinq personnes tuées lors d'opérations similaires par les agences fédérales depuis 2024, cette tragédie marque une nouvelle escalade des tensions entre l'administration Trump et les grandes villes américaines, notamment celles qui adoptent des politiques d'accueil pour les immigrants. Le climat actuel incite les responsables locaux à s'interroger sur la sécurité publique et sur l'efficacité des méthodes de répression du gouvernement fédéral.







