Dans une tournure inattendue des événements, la NASA a annoncé que l'équipage de la mission Crew-11, composé de quatre membres, allait rentrer sur Terre plus tôt que prévu en raison de problèmes de santé. Il s'agit d'une première dans l'histoire de la Station spatiale internationale (ISS), qui n'avait jamais connu d'évacuation de ce type. Cette décision intervient alors que l'équipage était initialement prévu pour un séjour de six mois.
Le médecin-chef de la NASA, James Polk, a précisé que bien que l'astronaute concerné ne soit pas en danger immédiat, un "risque persistant" et des incertitudes sur le diagnostic ont conduit à cette évacuation anticipée. Les membres de l'équipage, dont un cosmonaute russe, s'apprêtent à regagner la Terre dans les jours à venir. Ce choix judicieux a été salué par des experts qui jugent impératif de prioriser la santé des astronautes, même à des milliers de kilomètres au-dessus de nos têtes.
Les astronautes Zena Cardman, Mike Fincke, le Japonais Kimiya Yui et le cosmonaute Oleg Platonov avaient rejoint l'ISS en août dernier avec l'objectif de soutenir le programme Artemis des États-Unis, qui vise à retourner sur la Lune. La situation actuelle attire l'attention sur les défis de la médecine spatiale, un sujet d'une importance croissante comme le souligne le Dr. Marion Sayer, spécialiste en médecine aérospatiale, qui indique que "la santé des astronautes est cruciale pour le succès des missions de longue durée".
La Station spatiale internationale, un symbole de coopération internationale entre l'Europe, le Japon, les États-Unis et la Russie, est habitée en permanence depuis l'an 2000. Son assemblage a débuté en 1998, et bien que sa retraite était initialement prévue pour 2024, nombreuses sont les voix qui plaident pour prolonger son utilisation jusqu'en 2030 en raison des avancées scientifiques qu'elle permet.
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