Le débat sur le budget 2026 s'annonce tumultueux après le rejet en commission des recettes par les députés. Seul le groupe EPR (Renaissance) de Gabriel Attal a mis sa voix pour soutenir le texte, alors que le Rassemblement National et l'ensemble de la gauche s'y sont opposés. La coalition Horizons, précédemment abstentionniste, a également voté contre, tandis que le MoDem et les indépendants de Liot ont décidé de s'abstenir.
Cela représente un mauvais présage pour le gouvernement, déjà sous pression, à l'heure où les députés s'apprêtent à examiner la partie dépenses du budget. Le texte devrait parvenir à l'hémicycle mardi, mais les chances de consensus semblent mince, surtout face à une éventualité croissante d'un passage par l'usage de l'article 49.3 de la Constitution, comme le soulignent de nombreux analystes.
Selon une estimation du rapporteur général du Budget, Philippe Juvin (LR), la pression fiscale a été réduite d'environ 430 millions d'euros par rapport au projet partagé par le Sénat. En parallèle, l'opposition, et particulièrement le Parti Socialiste, réclame des augmentations de recettes, y compris un impôt sur la fortune révisé qui pourrait générer jusqu'à cinq milliards d'euros, contrastant avec les trois milliards de l'actuel Impôt sur la Fortune Immobilière.
Estelle Mercier, députée PS, a exprimé sa satisfaction face à ce rejet, tout en soulignant le manque de mesures de justice fiscale proposées par le gouvernement. Elle a notamment critiqué le blocage sur la surtaxe des bénéfices des sociétés, où les divergences entre le PS et Les Républicains n'ont permis d'atteindre aucun compromis, résumant ainsi les tensions internes au sein de l'Assemblée.
A l'opposant, les députés se sont néanmoins accordés sur des points, tels que le dégel total du barème de l'impôt sur le revenu, malgré des suppressions de nombreuses pistes de recettes, souvent au profit d'une vision restrictive des finances publiques. Ces actions soulèvent des questions critiques sur la capacité du gouvernement à naviguer dans les turbulent débats budgétaires à venir.
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