Jeudi soir, Portland (Oregon) a été secouée par une fusillade impliquant des agents fédéraux de l'immigration, laissant deux personnes blessées. Cette violence s'inscrit dans un contexte déjà tendu suite à la mort tragique de Renée Good, une Américaine de 37 ans, abattue par un agent de l'ICE (Immigration and Customs Enforcement) à Minneapolis.
Dans un communiqué, la police municipale a rapporté que les victimes ont été hospitalisées après des échanges de coups de feu, confirmant ainsi l'implication de l'ICE. Le maire démocrate de Portland, Keith Wilson, a exprimé sa profonde inquiétude : « Nous ne pouvons rester les bras croisés face à l'érosion des protections constitutionnelles et à l'escalade de la violence. Portland n'est pas un terrain d'entraînement pour des agents militarisés », a-t-il déclaré, appelant à la suspension des opérations de l'ICE dans la ville.
Le drame de Minneapolis, où Renée Good a perdu la vie alors qu'elle tentait de fuir, a déclenché une vague de colère à travers les États-Unis. Selon des témoins, l'Américaine, désarmée et au volant de son véhicule, a été tirée à trois reprises à bout portant. Ce tragique incident a ravivé les discussions sur l'usage de la force par les agents fédéraux, avec beaucoup critiquant leur comportement jugé excessif.
« Portland ne répond pas à la violence par la violence », a insisté le maire, appelant à la paix et à l'unité. Toutefois, les tensions sont palpables dans une ville réputée pour ses manifestations actives contre les politiques de l'immigration. La présence de l'ICE a exacerbé les sentiments anti-fédéraux, entraînant des confrontations fréquentes avec ceux qui cherchent à protéger les immigrés, comme l'a rapporté Le Monde.
Des experts craignent que l'escalade de la violence ne mène à une nouvelle vague de protestations. Le vice-président J.D. Vance a évoqué une « immunité totale » pour les agents, ce qui n'a fait qu'attiser les inquiétudes de la population. « Cette approche ne fait qu'exacerber les tensions et ne favorise pas la sécurité publique », a commenté un analyste de la sécurité nationale sur Le Parisien.
Depuis septembre, au moins neuf incidents impliquant des tirs de l'ICE ont été recensés, la plupart liés à des personnes tentant d'échapper à des contrôles. Alors que la nation retient son souffle, la question de l'équilibre entre la sécurité et les droits civils demeure au cœur des préoccupations.







