Le ministère des Affaires étrangères iranien a récemment déclaré que la nation est prête à faire face à toute aggression militaire, à la suite des avertissements du président américain Donald Trump. Ces déclarations interviennent dans un contexte de troubles internes en Iran, exacerbés par une répression violente des manifestations, nourries par un mécontentement croissant contre le régime. Les protestations, qui ont commencé fin décembre 2025, coupent à travers le pays, particulièrement à Téhéran, où la colère populaire a atteint son paroxysme.
Ces manifestations, la plus significative depuis les événements de septembre 2022, ont commencé lorsque des commerçants, frustrés par la hausse des prix, se sont soulevés. Selon l'ONG Iran Human Rights, au moins 192 manifestants ont été tués depuis le début des troubles, mais d'autres sources évoquent des pertes humaines beaucoup plus élevées. Le régime iranien, tout en reconnaissant les colères économiques, accuse les manifestants d'être manipulés par des puissances étrangères, notamment les États-Unis et Israël.
La situation en Iran est d'autant plus complexe qu'elle survient après une guerre avec Israël en juin 2025, laissant le pays affaibli sur plusieurs fronts. Les sanctions rétablies par l'ONU ont également davantage mis la pression sur les autorités. Le président Massoud Pezeshkian a appelé à une « marche de résistance » pour soutenir les forces de sécurité, décrivant les manifestants comme des « criminels terroristes urbains », une terminologie qui révèle la méfiance croissante du régime face aux dissensions internes.
Sur le plan international, Donald Trump a déclaré que les dirigeants iraniens pourraient être ouverts à la négociation, tout en maintenant une menace militaire sur la table : « Nous penchons sur des options très fortes », a-t-il indiqué. La communauté internationale suit de près l'évolution de la situation, et le ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, assure que l'Iran n'est pas en quête de guerre, mais est préparé à défendre son intégrité nationale. Il a également affirmé que le pays est ouvert à des négociations sur des bases de respect mutuel et d'égalité.
Alors que la tension monte, des experts en géopolitique signalent que de nouvelles sanctions ou une intervention militaire pourrait avoir des conséquences désastreuses non seulement pour l'Iran mais aussi pour la stabilité régionale. Les réseaux sociaux, malgré la coupure d'internet imposée, parviennent à relayer des images des manifestations, renforçant l'idée que le peuple iranien continue de lutter pour ses droits et libertés essentielles.







