Plus de 15 000 hectares de forêts en Patagonie sont partis en fumée depuis la semaine dernière, provoquant une crise environnementale sans précédent. La responsabilité de ce désastre revient en grande partie à la politique néolibérale du président argentin, Javier Milei, qui semble préoccupé par son agenda économique plutôt que par les ravages des feux de forêt.
Les incendies ont commencé dans la région de Puerto Patriada, à près de 1 700 kilomètres de Buenos Aires, forçant l'évacuation de nombreux habitants et de milliers de touristes. Actuellement, des avions et des hélicoptères, ainsi qu'une équipe de pompiers — comprenant même des collaborateurs chiliens — sont mobilisés pour lutter contre les flammes qui s'intensifient.
La Fondation pour l'environnement et les ressources naturelles (Farn) déplore la destruction d'un patrimoine écologique millénaire, affirmant que ces incendies ne sont pas de simples accidents, mais le résultat de mauvaises décisions politiques. En effet, le réchauffement climatique amplifie déjà la situation, et cette année, des conditions météorologiques particulièrement défavorables, telles qu'une sécheresse prolongée et des températures élevées, contribuent à la propagation des feux.
Comme le souligne Greenpeace, un excès de plantations d'espèces exotiques comme les pins, combiné à une gestion inadéquate des forêts, constitue un facteur aggravant pour la situation. La déforestation et la destruction des habitats naturels entraînent également des conséquences dramatiques pour la biodiversité locale.
Le budget pour la gestion des incendies a subi une coupe drastique de 69 % pour l'année 2026 par rapport à 2023. Cette réduction met en péril les opérations de lutte contre les incendies, affectant la qualité des infrastructures et des équipements, ainsi que la formation des pompiers. Moins de ressources signifie moins de surveillance aérienne et des délais d’intervention plus longs.
Dans une manœuvre alarmante, Javier Milei cherche à abroger une loi qui aurait interdit toute modification de l'utilisation des terres touchées par les incendies pendant des décennies. Cette action soulève des inquiétudes quant à l'avenir des forêts argentines, et les critiques de son gouvernement se multiplient. Selon l'écrivaine et militante écologique, Sofia Gutiérrez, "Ces choix de politique publique mettent en péril notre environnement et nous laissent face à une catastrophe imminente".
Alors que la Patagonie continue de brûler, la question demeure : combien de temps le pays tolérera-t-il ces choix destructeurs ?







