Donald Trump, déterminé à concrétiser son projet d'acquérir le Groenland, ne cesse de faire parler de lui à ce sujet. Au fil de son mandat, il n'a pas hésité à évoquer la possibilité d'une acquisition pacifique ou même coercitive de cette vaste île arctique, administrée par le Danemark. Lors d'une récente prise de parole, il a menacé de surtaxes pouvant atteindre 25 % sur les importations en provenance d'Europe, déclarant que les États-Unis n'allaient pas abandonner ce « jeu dangereux ».
Le 17 janvier, une délégation bipartisane du Congrès a apporté son soutien à Copenhague, rencontrant des hauts responsables danois et groenlandais. Cette visite a permis de discuter de nombreux enjeux économiques, teintés par la volonté de Trump d'aller de l'avant avec son projet d'acquisition.
Malgré les réticences exprimées par certains responsables danois, les conseillers du président américain réfléchissent à l'éventualité d'un achat. Des évaluations financières pour une telle transaction ont été présentées par divers experts, et les montants varient grandement. L'émission NBC News a rapporté que certains anciens fonctionnaires américains estiment que le coût pourrait atteindre jusqu'à 700 milliards de dollars. Cette estimation mystérieuse pourrait s'appuyer sur la valeur potentielle de ressources minérales et halieutiques présentes en grande quantité sur l'île.
Pour le chercheur Mikaa Blugeon-Mered de l'Université du Québec à Trois-Rivières, ces évaluations sont significatives car elles touchent aux intérêts néocoloniaux que pourrait incarner une telle transaction : « Si l'Europe ne réagit pas, il est possible que Trump impose sa vision de la situation au Groenland. » Cette situation soulève des questions délicates sur la souveraineté et le respect des droits des autochtones de l'île.
En somme, l'acquisition du Groenland pourrait non seulement être une affaire d'argent, mais également un symbole de domination géopolitique que Trump semble prêt à revendiquer, d'autant plus que l'île représente un point stratégique crucial dans l'Arctique. Les discussions se poursuivent entre les États-Unis et le Danemark, et il reste à voir si cette ancienne ambition américaine pourra se concrétiser.







