En réponse aux récentes nominations du président américain Donald Trump au nouveau Conseil de paix, les autorités israéliennes et le mouvement djihad islamique ont exprimé leur mécontentement. Benyamin Netanyahou a clairement indiqué que ces choix politiques allaient à l'encontre de la position d'Israël.
La composition du Conseil, qui vise à mettre fin au conflit à Gaza, inclut des figures controversées telles que le président argentin Javier Milei et le gendre de Trump, Jared Kushner, ainsi que des leaders internationaux comme Mark Carney et Recep Tayyip Erdogan. La réaction immédiate d'Israël a été de critiquer le comité exécutif de Gaza, qui comprend aussi le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, et un représentant du Qatar, deux pays dont les relations avec Tel-Aviv se sont dégradées ces derniers mois.
« L'annonce n'a pas été coordonnée avec nous et s'écarte de notre politique », a déclaré Netanyahou dans un communiqué. Cette méfiance est alimentée par le soutien manifeste de la Turquie au Hamas et par les accusations péremptoires d'Israël concernant des crimes de guerre à Gaza.
Le djihad islamique a également qualifié ces nominations de « choisis selon des critères israéliens », soulignant que les décisions sont perçues comme des manigances préjudiciables à un éventuel cessez-le-feu. Un communiqué du mouvement affirme que ces choix démontrent des « intentions négatives » dans la mise en œuvre d'accords de paix destinés à stabiliser la région.
Une réaction du Hamas
Le Hamas, pour sa part, n'a pas encore officiellement répondu, mais des membres influents au sein du groupe ont exprimé leur mécontentement. Osama Hamdane a évoqué les nominations comme un retour « à l'ère des mandats et du colonialisme », ajoutant des couches de complexité au dialogue de paix déjà fragile.
D'après la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations Unies, le Conseil de paix a pour mission de guider la reconstruction de Gaza et d'en coordonner le financement. En parallèle, la Maison-Blanche a institué un « founding executive board » pour piloter le projet, incluant plusieurs personnalités influentes, principalement américaines, ainsi que des experts qui pourraient avoir un impact significatif sur l'avenir de Gaza.
Alors que la deuxième phase du plan de Trump cherche à désarmer le Hamas et à retirer progressivement les troupes israéliennes de la région, les deux parties continuent de s'accuser mutuellement de violer la trêve en vigueur depuis octobre. Ces tensions naissantes pourraient compliquer encore davantage la recherche d'une solution durable au conflit israélo-palestinien.
Des experts de la région, comme ceux de Le Monde, soulignent que la perception d'une ingérence américaine directe dans la gestion du conflit pourrait exacerber les tensions. La capacité de cette nouvelle structure à naviguer dans le dédale politique du Moyen-Orient reste à voir, mais les désaccords initiaux augurent d'un chemin difficile vers la paix.







