Au Japon, le redémarrage de la centrale de Kashiwazaki-Kariwa, la plus massive au monde, a été stoppé jeudi, quelques heures après le lancement du processus, selon Tokyo Electric Power Company (TEPCO). La compagnie assure que le réacteur demeure "stable" malgré la situation actuelle.
Les opérations pour la réactivation d'un réacteur de cette centrale, arrêtée suite à la catastrophe de Fukushima en 2011, avaient débuté mercredi, après avoir reçu le feu vert du gouverneur de la préfecture de Niigata. Cependant, une alarme du système de surveillance s'est déclenchée, poussant l'opérateur à suspendre les opérations. Takashi Kobayashi, porte-parole de TEPCO, a affirmé qu'il n'y avait "aucune illusion de radioactivité à l'extérieur" et que des enquêtes étaient en cours pour comprendre l'origine de cet incident.
Il convient de noter que la centrale de Kashiwazaki-Kariwa a été mise à l'arrêt en raison de la catastrophe de Fukushima et des mesures de sécurité qui en ont suivi. L'unité n°6 en cours de redémarrage est la première à réactiver parmi les réacteurs opérés par TEPCO, également lié à l'accident de Fukushima Daiichi.
Incident technique en pleine relance
Initialement prévu pour mardi, le redémarrage avait été retardé à la suite d'un problème technique détecté le week-end précédent. Ce problème avait été résolu par les équipes de TEPCO, mais la sécurité reste une priorité après les événements désastreux de 2011.
Une population locale divisée
Ce projet ne laisse pas la population de Niigata indifférente. Une enquête récente montre que 60 % des résidents sont opposés au redémarrage, au moment où des manifestations se déroulent devant la centrale. Yumiko Abe, une résidente de 73 ans, a exprimé son incompréhension face à la situation : "L'électricité de Tokyo est générée ici, pourquoi seuls les habitants de la région devraient-ils prendre des risques ?" Un autre résident, Keisuke Abe, 81 ans, a déclaré : "Près de quinze ans après Fukushima, la situation n'est toujours pas maîtrisée. Relancer une centrale est inacceptable pour moi."
Des associations ont même remis une pétition de près de 40 000 signatures à TEPCO et à l'Autorité japonaise de régulation nucléaire, soulignant que la centrale est située dans une zone sismique active, ayant subi récemment un violent tremblement de terre.







