Un homme a été mis en examen pour assassinat en Gironde après avoir causé la mort d'un homme de 87 ans. Ce dernier était le propriétaire de la maison qu'il avait acquise en viager en 2023.
Fatigué d'attendre, l'accusé a fini par avouer avoir tué l'octogénaire dans l'intention de récupérer la maison. Le corps de la victime a été découvert mardi dernier à Branne, une localité située à environ trente kilomètres de Bordeaux.
Au cours de sa garde à vue, le suspect a reconnu avoir attaqué la victime dans la maison qu'il venait d'acheter. Des éléments sur la scène du crime soulignent la violence de l'acte.
Des traces de sang découvertes chez la victime
Les enquêteurs de la Gendarmerie nationale ont relevé des traces de sang effacées dans certaines pièces de la maison, des pièces qui étaient verrouillées de l'intérieur. Du sang a également été trouvé sur une fenêtre. Le médecin légiste conclut rapidement que la mort de la victime n'est pas naturelle.
Le procureur de Bordeaux, Renaud Gaudeul, a signalé des traces de coups au visage ainsi que sur les mains de l'octogénaire. Les résultats de l'autopsie révèlent qu'un objet contondant a été utilisé, et la victime a probablement subi une strangulation dans un acte de violence intense. Cette affaire soulève des questions sur les pratiques de vente en viager et leurs implications psychologiques sur les acheteurs.
Des experts en criminologie, comme le sociologue Alain Girard, soulignent que le viager peut créer des tensions imprévisibles entre acheteur et vendeur. "Dans ce type de vente, la relation de dépendance peut facilement se transformer en conflit", explique Girard. Cette tragédie met en lumière une réalité souvent ignorée, rappelant que derrière chaque transaction immobilière, il y a des vies humaines et des émotions complexes.







