Faustin Archange Touadéra, président de la République centrafricaine depuis 2016, a remporté un troisième mandat avec 77,90 % des voix lors des élections du 28 décembre, comme l'a récemment annoncé la Cour constitutionnelle.
En réaction à cette élection, Emmanuel Macron a exprimé ses félicitations lors d'un appel téléphonique avec le président Touadéra. Selon un communiqué de l'Élysée, Macron a souligné l'importance du processus électoral en affirmant : «Ces élections générales témoignent des efforts menés pour rétablir l'autorité de l'État sur l'ensemble du territoire». Il a également réaffirmé l'engagement des deux pays à renforcer leur partenariat bilatéral, notamment à travers la feuille de route adoptée en avril 2024.
Cependant, la réélection de Touadéra n'est pas exempte de critiques. L'opposition, menée par Anicet George Dologuélé, a dénoncé une «fraude massive» lors du scrutin. Cela fait écho aux préoccupations soulevées sur l'adoption d'une nouvelle constitution en 2023, qui, selon ses détracteurs, a été conçue pour lui permettre de prolonger son mandat.
Parallèlement, des enjeux géostratégiques se dessinent. Alors que l'influence russe dans le pays ne cesse de croître, avec la présence de la société mercenaire Wagner, qui exploite désormais des ressources minières et forestières, la France peine à maintenir sa position historique. Actuellement, elle ne détient qu'un permis d'exploitation pour une mine d'uranium, gérée par Orano, tandis que de nombreuses entreprises internationales, originaires des États-Unis, de Chine et d'ailleurs, s'affrontent pour accéder aux richesses du sous-sol centrafricain.
Avec un paysage politique et économique en pleine mutation, l'avenir de la Centrafrique demeure incertain. Les avis des experts restent partagés, certains estimant que la situation pourrait se stabiliser tandis que d'autres craignent une aggravation des tensions internes.







