Donald Trump a déclaré une "désescalade" à Minneapolis, suite à l'arrivée de son conseiller, chargé de calmer les tensions entourant l'opération anti-immigration qui a précédé la mort tragique de deux manifestants tués par des agents fédéraux.
"Ce n'est pas un retrait, mais un changement mineur", a précisé le président américain lors d'une interview accordée à Fox News. Son représentant, Tom Homan, a pris la relève du chef de la police aux frontières, Greg Bovino, dont une partie des 3.000 agents fédéraux déployés est prévue pour quitter la ville.
Homan, figure clé dans la politique d'expulsions massives, a été choisi pour son approche moins aggressive. Il a rencontré les dirigeants démocrates de l'État, le gouverneur Tim Walz et le maire de Minneapolis, Jacob Frey. Lors de ces discussions, les deux premières autorités ont exprimé leur souhait de voir les agents fédéraux retirer leurs troupes, tout en demandant des enquêtes "impartiales" concernant les incidents récents impliquant ces forces de l'ordre.
À propos de l'infirmier Alex Pretti, abattu lors d'une manifestation, Trump a promis une "enquête honnête", qualifiant le décès d'"extrêmement triste". Contrairement à son conseiller Stephen Miller, il a hésité à désigner la victime comme un "assassin". "Cela dit, il est inacceptable d'arriver armé à une manifestation", a ajouté le président.
Des vidéos ont été analysées par l'AFP et d'autres médias, remettant en question les versions officielles concernant la menace que représentait Pretti, qui portait légalement une arme. Fabiola, une habitante de Minnesota, a exprimé son inquiétude : "Comment le gouvernement peut-il le traiter comme un terroriste intérieur ? Il y a des preuves claires, et ils mentent\!"
Victor Wembanyama, star de la NBA et étranger vivant aux États-Unis, s'est également exprimé, qualifiant de "dingue" les tentatives de justifier les actions des autorités. "C'est inquiétant", a-t-il ajouté.
L'incident de Renee Good, tuée en janvier par un agent de l'immigration, suscite également des interrogations, l'enquête se concentrant davantage sur ses actions que sur celles de son tireur.
Malgré des critiques croissantes, Trump ne prévoit pas de revoir sa politique migratoire. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a réaffirmé l'importance de la coopération entre les autorités locales et fédérales sur l'immigration.
Dans cette lignée, le soutien de Trump à sa ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, remet en lumière les tensions entre élus locaux et la politique fédérale. La réforme semble éloignée, alors que des procédures judiciaires visant la légitimité des interventions fédérales s'intensifient.
Le sénateur démocrate de Géorgie, Jon Ossof, a récemment révélé un rapport alarmant détaillant plus de 1.000 incidents de violations des droits humains dans le système de détention des migrants, incluant des abus physiques, des privations de nourriture et des séparations familiales, depuis que Trump a pris ses fonctions.







