Le gouvernement équatorien, sous la direction de Daniel Noboa, un allié sûr des États-Unis en Amérique latine, a officiellement protesté auprès de l'ambassade américaine à Quito après qu'un agent de l'ICE a tenté de pénétrer dans son consulat à Minneapolis. Cette situation a généré des tensions diplomatiques, notamment au vu du contexte actuel des opérations de contrôle migratoire de l'administration Trump.
Le ministère des Affaires étrangères équatorien a confirmé qu'un agent de l'ICE a été empêché d'entrer dans le consulat mardi dernier. Des employés du consulat ont agi pour protéger les ressortissants équatoriens présents sur les lieux, faisant preuve de détermination contre l'incursion de cet agent. Des séquences vidéo publiées sur les réseaux sociaux montrent même un homme masqué tentant d'entrer, stoppé par les responsables du consulat qui lui expliquent qu'il n'est pas le bienvenu.
Le gouvernement équatorien a pris cette intrusion très au sérieux, demandant des garanties à l'administration américaine pour que de tels événements ne se reproduisent pas dans les bureaux consulaires d'Équateur aux États-Unis. Un porte-parole du ministère a déclaré : "Nous ne tolérerons pas ce type d'agissement inacceptable." Cette réclamation s’inscrit dans un climat de tensions accrues entre les pays, exacerbées par les récentes actions des autorités américaines.
Dans le même temps, Donald Trump a appelé à une "petite désescalade" à Minneapolis, suite à l'intervention de son conseiller Tom Homan, qui a été déployé pour apaiser les tensions entourant l'opération anti-immigration qui a entraîné la mort tragique de deux manifestants. La semaine dernière, une photo poignante d'un enfant équatorien de cinq ans, escorté par un agent de l'ICE tenant son sac à dos Spider-Man, a fait le tour des médias, provoquant de vives protestations. Un juge a par ailleurs suspendu temporairement l'expulsion du jeune garçon et de son père.
Les raisons qui poussent les Équatoriens à migrer sont multiples : violence liée au narcotrafic, chômage croissant, et coût de la vie élevé. En 2025, plus de 9 500 Équatoriens ont été expulsés des États-Unis, avec un pic d'environ 18 400 renvois enregistrés en 2023, selon le ministère équatorien des Affaires étrangères.







