Les syndicats d'Ubisoft appellent à une grève massive et internationale du 10 au 12 février. Cette décision fait suite à un plan de réorganisation alarmant présenté par le PDG Yves Guillemot, incluant des réductions d'effectifs et la fermeture de plusieurs studios. Le site de Bordeaux, ouvert en 2017, sera directement impacté par ce mouvement de grève.
Alors que l'éditeur de jeux vidéo fait face à une crise profonde, avec des pertes anticipées dépassant le milliard d’euros, plusieurs projets sont déjà suspendus, exacerber la frustration des employés. "Nous ne comprenons pas pourquoi de telles mesures sont nécessaires", a déclaré Laura Turban, déléguée syndicale, à Sud Ouest.
Les récentes fermetures de sites à Halifax au Canada et à Stockholm en Suède soulignent le caractère urgent de la situation. De plus, selon des informations relayées par d'autres médias, des rumeurs circulent sur de possibles licenciements au siège parisien de l'entreprise.
Des experts notent que la restructuration pourrait nuire à la créativité et à l'innovation au sein de l'entreprise, cruciales pour survivre dans l'industrie du jeu vidéo. Ces inquiétudes ont amené plusieurs analystes à se demander si cette stratégie est vraiment la solution à la crise actuelle.
Face à un environnement de marché difficile, l’avenir d'Ubisoft promet d'être rempli d'incertitudes. La grève prévue pourrait être un tournant décisif pour l'entreprise, tant sur le plan interne qu'externe, alors que les employés expriment leur désaccord avec le changement.







