La classe de CE2-CM1 à l'école élémentaire Barbey à Bordeaux connaît une instabilité alarmante due à un manque de remplaçants. Depuis le début de l'année scolaire, les élèves ont été laissés sans professeur la moitié du temps, et bien que la situation ait légèrement évolué avec l'arrivée d'un remplaçant, le suivi pédagogique demeure préoccupant.
"C'est énervant", confie Valentine, 9 ans, qui exprime son mécontentement face aux changements fréquents de professeurs. Évoquant l'importance des cours, elle souligne le manque d'enseignement approprié durant les journées critiques. Les parents partagent cette inquiétude. Hélène, l'une des mères, rapporte que sa fille a été orientée vers des activités moins pertinentes, comme le coloriage, dans un moment où les enseignements fondamentaux devraient être la priorité.
Le professeur absent a bien été remplacé récemment, mais il s'agit d'un enseignant en grève, ce qui ne rassure pas les familles qui ont dû subir les conséquences de plusieurs changements en moins d'un semestre. D'autres classes ont été utilisées pour accueillir les élèves, ce qui a entraîné une surcharge d'élèves pour les enseignants qui devaient gérer jusqu'à 30 élèves au lieu de 15. Julie, une autre maman, s'inquiète des écarts qui se creusent dans le programme scolaire et s'interroge sur comment rattraper les leçons non enseignées.
Des problèmes récurrents dans l'école
Face à cette situation, l'association de parents d'élèves a alerté l'académie de Bordeaux sur ce problème persistant. Leur représentant, Vincent Michelot, témoigne : "Nous souhaitons simplement faire entendre notre détresse en tant que parents. Chaque enfant mérite une éducation stable et de qualité". L'école a récemment trouvé un remplaçant pour assurer des cours jusqu'aux vacances de février, mais le flou persiste quant à la fin de l'année scolaire, laissant les parents dans l'incertitude.
Les témoignages des parents soulignent l'importance d'un suivi pédagogique serein et rigoureux, alors que beaucoup d'entre eux tentent de combler les lacunes laissées par le système. "Nous faisons des exercices avec notre fille, mais toute la classe n'a pas la chance de bénéficier d'un soutien à domicile", révèle Hélène. Ce constat soulève des questions sur l'équité et la qualité de l'éducation, essentielle pour les futures générations.







