Depuis les manifestations tragiques ayant conduit à la mort de deux manifestants au Minnesota, Greg Bovino, chef de la police des frontières américaine, est devenu le visage médiatique de la politique stricte anti-immigration promue par Donald Trump. Agé de 57 ans et descendant d'immigrés italiens, Bovino ne recule pas devant la controverse et se présente souvent sous les feux de la rampe.
Contrairement à de nombreux agents de sa police, qui préfèrent rester discrets et encagoulés lors des interventions, Bovino affiche un visage ouvert. Ce choix délibéré l’a rapidement propulsé au rang de symbole d'une lutte acharnée contre les migrants clandestins, suscitant à la fois soutien et indignation au sein de la société américaine.
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Son approche engageante peut paraître audacieuse, n’hésitant pas à intervenir personnellement sur le terrain. Bovino a même été filmé en train de lancer des grenades lacrymogènes vers des manifestants. Soutenu par l’administration Trump, il défend sans détour l’usage de méthodes controversées, notamment après des incidents tragiques, comme la mort d’Alex Pretti, un travailleur de la santé, lors d'une intervention policière à Minneapolis, une ville pourtant largement démocrate.
La situation devient de plus en plus complexe alors que des témoins évoquent des vidéos où les agents ouvrent le feu alors que les manifestants sont déjà à terre. Ces événements soulèvent de sérieuses questions sur la légitimité des actions menées par les forces de l'ordre, et par conséquent, sur le rôle et l'influence de figures comme Greg Bovino dans le climat politique américain actuel.







