Ce mardi, huit éducateurs d'un centre éducatif fermé (CEF) situé dans le Tarn-et-Garonne ont été placés en garde à vue suite à des accusations graves de violences sur mineurs. Les interpellations ont été orchestrées après des dénonciations qui ont conduit le parquet de Montauban à ordonner cette enquête, rapporte La Dépêche du Midi.
Les enquêteurs s'intéressent précisément aux témoignages de jeunes placés dans ce centre, ainsi que des éducateurs stagiaires, dénonçant des actes de maltraitance. Au cours de l'opération, plusieurs perquisitions ont eu lieu, durant lesquelles des ordinateurs et téléphones portables ont été saisis par la gendarmerie.
L’établissement fermé temporairement
La Sauvegarde de l'enfance Haute-Occitanie, l'association gérant le CEF, a été mise sous pression par cette situation. Neuf mineurs ont été transférés vers d'autres centres suite à l’arrêté de fermeture provisoire décreté par le préfet du Tarn-et-Garonne, Vincent Roberti, pour permettre le bon déroulement des investigations.
Face à ces évènements, des voix s'élèvent, comme celle du psychologue éducatif Pierre Dumont qui affirme : "Ce type de situation met en lumière les failles dans le système éducatif et souligne l'importance d'une surveillance plus rigoureuse dans ces établissements". De plus, l'affaire ne fait qu'amplifier l'inquiétude déjà palpable concernant les conditions de vie et de traitement des mineurs en structure éducative.
Le ministre de la Justice a précisé que les signalements d'abus ont été réalisés via un article 40, renforçant ainsi les alertes qui pèsent sur le fonctionnement de ces centres.
Alors que les investigations continuent, la communauté éducative s'interroge sur l'impact de tels incidents sur la réhabilitation des jeunes délinquants et l'image des établissements dédiés à leur éducation.







