San José (AFP) – L'élection de Laura Fernandez au Costa Rica marque une nouvelle ère dans la lutte contre le narcotrafic. La présidente élue a exprimé sa volonté de s'associer au président salvadorien Nayib Bukele pour mener à bien une stratégie ferme contre ce fléau, au lendemain de sa victoire électorale.
Bukele, reconnu pour sa méthode controversée de guerre contre les gangs au Salvador, a été salué par plusieurs gouvernements conservateurs en Amérique latine. Il offre déjà des conseils au gouvernement sortant de Rodrigo Chaves, notamment pour la construction d'une prison de haute sécurité inspirée de son Centre de confinement du terrorisme (Cecot).
Élue avec une large majorité dès le premier tour, Fernandez a déclaré en conférence de presse qu'elle avait échangé avec Bukele dimanche soir. Elle a souligné l'importance de briser le lien entre le crime organisé et le monde extérieur, annonçant ainsi que la réalisation d'une nouvelle prison est une priorité. Selon elle, cette structure doit accueillir des criminels de haut niveau dans un contexte où le taux d'homicides atteint des sommets, avec 17 pour 100.000 habitants, une statistique alarmante dans la région.
La politique de Bukele, qui repose sur un régime d'exception depuis 2022 et des arrestations massives, a réduit la violence des gangs dans un pays anciennement réputé pour son haut niveau de criminalité. Toutefois, des organisations non gouvernementales critiquent cette approche, signalant de graves violations des droits humains. Selon le rapport d'Amnesty International, ces mesures ont soulevé des inquiétudes concernant l'équilibre entre sécurité et droits civils.
Ainsi, le pénitencier, dont la construction est estimée à 35 millions de dollars, devrait accueillir jusqu'à 5.000 détenus. L'ancienne ministre goûte déjà aux lourdes responsabilités de son nouveau poste, avec la ferme intention de lutter contre le narcotrafic à tous les niveaux.







