Le 7 février, la péninsule ibérique a été submergée par la tempête Marta, entraînant des pluies torrentielles et des vents violents, principalement dans le sud de l'Espagne et au Portugal. Cette calamité a coûté la vie à un pompier volontaire de 46 ans lors d'une opération de secours dans une rivière à Campo Maior, dans le district de Portalegre, comme l'a rapporté l'Autorité nationale de protection civile.
Ce nouvel épisode météorologique s'inscrit dans une série d'événements climatiques extrêmes ayant déjà causé de lourdes pertes, suite à la dépression Leonardo ayant précédemment fait des victimes dans les deux pays. Le Premier ministre portugais, Luis Montenegro, a décrit ces conditions comme "exceptionnellement violentes", soulignant la répétition de tels phénomènes depuis janvier.
Des milliers d'évacués en Andalousie
En Espagne, c'est principalement en Andalousie que les conséquences de la tempête se sont fait ressentir, selon l'agence météorologique nationale Aemet. Le président andalou, Juan Manuel Moreno, a déclaré lors d'une conférence de presse : "Nous n'avons jamais vu une telle série de tempêtes". Les pluies intenses ont entraîné la fermeture de nombreuses routes et la suspension du trafic ferroviaire.
Environ 11 000 personnes ont dû être évacuées de leurs domiciles dans les zones touchées, et les dommages matériels, combinés à ceux causés par la dépression précédente, devraient entraîner un impact économique de plusieurs millions d'euros. "Le secteur agricole souffre énormément", a précisé Moreno, en mentionnant les travaux de réparation routière estimés à plus de 500 millions d'euros. Face à cette situation jugée "inédite", la région prévoit de demander l'assistance de l'État espagnol et du Fonds de solidarité de l'Union européenne, qui est activé lors de catastrophes naturelles majeures.







