Après la dépression Leonardo, le sud de l'Europe se retrouve une fois de plus sous la menace de la tempête Marta. Ce samedi, des précipitations torrentielles et des vents violents touchent l'Espagne et le Portugal, suscitant de vives inquiétudes à propos d'inondations critiques et de dommages matériels significatifs.
D'ores et déjà, les sols saturés d'Andalousie se préparent à affronter de nouveaux déferlements d'eau. Au Portugal, certaines régions sont encore en train de se relever des effets dévastateurs de la tempête précédente, baptisée Kristin, qui a coûté la vie à cinq personnes. Comme l'a rapporté Sud Ouest, des milliers de citoyens évacués témoignent d'une situation alarmante.
La péninsule ibérique n'est pas épargnée par les effets du changement climatique, avec une succession de vagues de chaleur accablantes et d'épisodes de pluies extrêmes de plus en plus fréquents. La région d’Andalousie, maintenant sous alerte orange, est particulièrement touchée par cette récente tempête, comme l'indique l'agence météorologique espagnole, Aemet.
« Nous n’avons jamais été confrontés à une telle série de tempêtes », a commenté Juan Manuel Moreno, président de la région andalouse, soulignant la complexité de la situation avec des routes inondées et un trafic ferroviaire largement interrompu. Plus de 11 000 personnes ont été contraintes de quitter leurs foyers à cause de ces conditions extrêmes.
Les dommages matériels pourraient s'élever à plusieurs millions d'euros, notamment pour le secteur agricole déjà refroidi par les intempéries successives. La nécessité de travaux de réhabilitation sur les infrastructures routières grimpe même à 500 millions d'euros, selon des estimations gouvernementales.
Au cœur de ces événements tragiques, les citoyens se relèvent, mais la détresse est palpable. « Il y a beaucoup d’enfants qui souffrent… », a exprimé Nieves de los Santos, une retraitée de 67 ans. Ce sentiment est partagé par de nombreux évacués qui se retrouvent dans des abris temporaires, comme le gymnase de Ronda pour ceux de Grazalema. Les images de mosquées partiellement submergées et de champs inondés ont révélé la gravité de la catastrophe.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a convoqué une réunion d’urgence pour coordonner l'aide face à cette crise, un bel exemple de solidarité face à une situation de nature exceptionnelle. Les autorités portugaises, de leur côté, prévoient des mesures d'assistance à la population touchée, signalant la nécessité d'une intervention forte et rapide pour surmonter ces défis. Le temps semble grimper à un niveau critique encore plus élevé dans le pays voisin, comme l’a souligné Luis Montenegro, Premier ministre portugais, qualifiant ces événements de « crise climatique sans précédent ».
Alors que le Maroc fait également face à des tempêtes dévastatrices, poussant à l’évacuation de 150 000 personnes, l’appel à l’aide humanitaire devient de plus en plus pressant à l’échelle régionale.







