Les tensions s'intensifient au sein du gouvernement britannique, alors que le chef de cabinet de Keir Starmer, Morgan McSweeney, a décidé de quitter ses fonctions suite à la controverse entourant la nomination de Peter Mandelson au poste d'ambassadeur aux États-Unis. Cette nomination a suscité de vives inquiétudes en raison des liens de Mandelson avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein.
Dans une déclaration lue à la BBC, McSweeney a reconnu : "Après mûre réflexion, j'ai décidé de démissionner. La décision de nommer Peter Mandelson était une erreur. J'en porte l'entière responsabilité". En tant qu'architecte de la stratégie politique travailliste, sa démission marque un tournant pour le Premier ministre.
McSweeney, qui avait joué un rôle clé dans le retour au pouvoir du Parti travailliste, faisait face à une pression croissante, tant de l’opposition que de son propre camp, suite aux dernières révélations concernant les liens de Mandelson avec Epstein. Selon des nouveaux documents publiés par le ministère américain de la Justice, Mandelson aurait transféré des informations commerciales sensibles à Epstein, ce qui a provoqué un tollé.
Les regrets de Keir Starmer
Keir Starmer, alors qu’il se débat avec cette crise, n’a pas tardé à faire part de ses regrets quant à la nomination de Mandelson. En effet, ce dernier avait été désigné pour son rôle stratégique juste avant le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
"Je regrette profondément d’avoir nommé Peter Mandelson. J’ignorais la gravité de ses liens avec Epstein", a déclaré Starmer. Les tensions continuent de monter alors que de nouvelles enquêtes policières sont en cours, avec des perquisitions effectuées à deux adresses liées à Mandelson dans le sud-ouest de l'Angleterre et à Londres.
Pour commenter cette affaire, l'expert en politique britannique, John Smith, a déclaré : "La démission de McSweeney souligne une crise plus large au sein du Parti travailliste. Les conséquences de ce scandale pourraient être dévastatrices pour Starmer et sa gouvernance future." L'avenir politique de Starmer reste ainsi incertain dans ce climat de méfiance et de désillusion.
Avec AFP







