Amalia, une fillette âgée de seulement 18 mois, a fait l'objet d'une détention prolongée par les autorités américaines de l’immigration (ICE) après l'arrestation de sa famille le 11 décembre. Les parents d'Amalia ont déposé une plainte le 6 février, dénonçant les conditions de détention du centre de Dilley, Texas, où leur enfant a contracté plusieurs maladies respiratoires.
Amalia a été hospitalisée le 18 janvier, souffrant d'une saturation en oxygène dangereusement basse et ayant été diagnostiquée avec le COVID-19 ainsi que d'autres affections respiratoires. Son état de santé s'est aggravé alors qu'elle était sous soins médicaux.
« Le bébé Amalia n’aurait jamais dû être détenu. Elle a failli mourir à Dilley », a déclaré Elora Mukherjee, avocate de la famille.
A son retour en détention, son traitement médical a été interrompu, compromettant davantage sa santé. Les médecins avaient prescrit un nébuliseur et des vitamines, mais ces médicaments ont été confisqués par le personnel du centre, entraînant une perte de poids significative : Amalia a perdu 10% de son poids durant son incarcération.
Une fois les plaintes déposées, Amalia et ses parents ont été libérés. Ils font partie des nombreux migrants, dont les conditions de détention sont remises en question. Les mesures de l'administration Trump en matière d'immigration, souvent décrites comme brutales, continuent de susciter lettres et protestations.
Les experts, dont Elora Mukherjee, soulignent que de nombreux enfants, comme Amalia, n'ont pas accès à une hydratation adéquate ni à des soins médicaux appropriés. Ses avocats souhaitent que leur cas serve d'exemple pour dénoncer le traitement réservé aux familles migrantes.
Amalia, bien que parvenue à sortir de cette épreuve, reflète la détresse des milliers de familles en quête de dignité et de sécurité. Les récents événements rappellent l'urgence de réformer les politiques migratoires américaines pour protéger les vies vulnérables.







