Le président américain a soulevé un enjeu potentiellement explosif lors d'une récente déclaration. En réponse à des questions sur les tensions grandissantes entre Washington et Téhéran, Trump a affirmé qu'un renversement du régime iranien pourrait être "la meilleure chose qui puisse arriver". Ce commentaire, intervenant dans un climat de dialogue complexe autour des questions nucléaires et balistiques de l'Iran, souligne l'intensification des relations tendues entre les deux nations.
Alors qu'il confirmait l'envoi imminent d'un deuxième porte-avions, Trump a clairement fait savoir que ses options militaires restent sur la table. "Ils parlent depuis 47 ans", a-t-il déclaré, ajoutant que le coût humain des politiques iraniennes est inacceptable.
Avoir un changement de régime pourrait apporter une régénération nécessaire à l'Iran, a-t-il déclaré en rencontrant des journalistes.
Les voix de la dissidence en Iran
Des figures de l'opposition, comme Reza Pahlavi, fils de l'ancien chah, ont récemment appelé à une nouvelle vague de mobilisation en Iran, à la suite d'une répression sanglante des manifestations en janvier. Ce weekend, des rassemblements sont prévus à l'étranger pour soutenir ces appels à l'action.
Les États-Unis, tout en intensifiant leurs pressions sur Téhéran, cherchent à restreindre les activités militaires et à mettre un terme au soutien iranien à divers groupes armés en région. De son côté, l'Iran insiste sur le fait que toute discussion doit se concentrer principalement sur son programme nucléaire, dont il refuse de réduire les ambitions.
Des négociations incertaines
Les négociations, qui ont repris le 6 février à Oman, semblent tourner en rond, tant les positions des deux parties divergent. Washington, sous l'influence d'Israël, pousse pour des résultats concrets alors que Téhéran reste ferme sur ses revendications.
Des menaces en cascade
Les déclarations de Trump ont également été accompagnées de mises en garde sérieuses à l'encontre de l'Iran concernant des conséquences "traumatisantes" si les négociations échouent. Cela rappelle une période où il avait évoqué un possible bombardement de sites nucléaires en réponse à des provocations. Les discussions sur un renversement du pouvoir, autrefois jugées trop chaotiques, semblent maintenant de nouveau sur la table.
Avec l'envoi du porte-avions USS Abraham Lincoln et l'arrivée imminente du Gerald Ford, les tensions restent palpables, mais il reste à voir quelles cibles seraient envisagées en cas d'action militaire.
Enfin, Rafael Grossi, directeur général de l'AIEA, a mentionné que des avancées sur les inspections nucléaires pourraient être possibles, mais seul un dialogue sérieusement engagé avec Téhéran pourrait mener à une résolution durable.







