Deux agents de la police fédérale de l'immigration américaine (ICE) ont été suspendus suite à des déclarations mensongères concernant une fusillade impliquant un immigré vénézuélien à Minneapolis, comme l'a révélé Todd Lyons, le directeur de l'ICE, le 13 février.
Les faits, datés du 14 janvier, concernent un contrôle routier qui a mal tourné lorsque l'immigré, en situation irrégulière, a tenté de s'enfuir.
Le jeune homme a été blessé à la jambe par un tir d'un agent de l'ICE, et a été arrêté, tout comme un compatriote venu l'aider, selon les sources officielles.
Des éléments nouveaux émergent
Le parquet a décidé d'abandonner les charges après la découverte de "nouvelles preuves" qui contredisaient les accusations initiales contre les deux hommes. "Des enregistrements vidéo ont mis en lumière que les deux agents ont potentiellement fourni des informations fausses dans leurs déclarations sous serment", a précisé Todd Lyons.
"Ce manquement devient d’une gravité indiscutable et une enquête interne sera menée en profondeur", a-t-il ajouté.
Les agents concernés ont été placés en congé administratif immédiatement. Mentir sous serment constitue une infraction sérieuse au niveau fédéral.
L'incident du tir
La version officielle au moment des faits spécifiait que l'immigré était en train de se débattre pour échapper à l'arrestation lorsque deux personnes auraient attaqué l'agent avec des objets contondants. Un tir a alors été effectué, blessant le suspect à la jambe. Cependant, cette narration a été remise en question à la lumière de nouvelles preuves.
Le ministère de la Sécurité intérieure avait déclaré que le policier avait tiré pour sa légitime défense, touchant l'immigré à la jambe dans le processus.
Des cas similaires de tensions entre la police et les immigrés continuent de faire surface aux États-Unis, comme l’a rapporté BFM-TV dans un épisode sur les tensions à Minneapolis en relation avec des opérations fédérales d'immigration.
Le contexte des arrestations massives
Minneapolis est la dernière ville touchée par une vaste opération d’arrestations d’immigrés lancée sous l’administration Trump, après des villes comme Los Angeles et Chicago. Cette situation soulève des questions persistantes sur les pratiques de police et la justice dans le traitement des immigrés aux États-Unis.







