Le président américain, Donald Trump, a récemment fait des vagues en affirmant qu’un changement de régime en Iran serait « la meilleure chose qui puisse arriver ». Dans un contexte déjà tendu marqué par des discussions délicates sur le programme nucléaire et balistique iranien, il a également annoncé l'envoi imminent d'un second porte-avions américain dans la région.
Lors d'une déclaration faite à Fort Bragg en Caroline du Nord, Trump a précisé : « Ils parlent et parlent depuis 47 ans, et pendant ce temps, nous avons perdu de nombreuses vies », faisant référence à l'absence de progrès dans le dialogue avec Téhéran. L’envoi du porte-avions s'inscrit dans une stratégie qui pourrait inclure des menaces militaires à l’encontre du régime iranien.
Reza Pahlavi appelle à de nouvelles manifestations
De son côté, Reza Pahlavi, l'héritier du dernier shah d'Iran, a plaidé pour de nouvelles manifestations contre le régime actuel, récemment réprimées de manière violente. Il a insisté sur la nécessité d'une aide extérieure pour équilibrer les forces en présence, lors de la Conférence sur la sécurité de Munich où plus de 60 chefs d'État étaient présents.
Pahlavi a souligné : « Nous avons besoin d’un facteur pour égaliser les chances, parce que le régime traite ses citoyens de manière inacceptable ». Il a également mis en avant la nécessité de sanctions économiques afin de limiter les ressources du régime.
Le président américain doit convaincre la communauté internationale qu'il a épuisé toutes les options diplomatiques avant de se tourner vers une solution militaire. Selon Pahlavi, les Iraniens espèrent une action significative de la part des États-Unis et de leurs alliés : « Il est crucial de répondre à ces attentes pour ne pas perdre la face », ajoute-t-il.
Menaces et répression
Les tensions ont atteint un niveau critique récemment avec la reprise des négociations entre les États-Unis et l'Iran. Ces dernières se heurtent cependant à des désaccords profonds, Washington voulant freiner le programme de missiles balistiques de l'Iran, tandis que Téhéran insiste sur le maintien de capacités nucléaires.
En cas de non-accord, Trump a annoncé qu'il n'hésiterait pas à soumettre le pays à des conséquences « traumatisantes », rappelant les frappes militaires passées. Le secrétaire général de l’AIEA a confirmé que des inspections pourraient être envisageables, mais restent « terriblement difficiles » à réaliser.
Le paysage des droits de l'homme en Iran est alarmant, avec des rapports faisant état de milliers de morts suite à la répression des manifestations. Selon l'ONG Human Rights Activists News Agency, plus de 7 000 personnes ont perdu la vie lors des protestations de janvier. Malgré quelques libérations, des centaines de manifestants font face à de lourdes condamnations.
Alors que la communauté internationale surveille de près la situation, l'avenir des négociations reste incertain, tout comme l'impact d'une potentielle intervention américaine.







