La tempête Gezani a fait 59 morts et 15 disparus en touchant la ville de Toamasina, selon les autorités, qui ont mis à jour ce bilan tragique ce lundi 16 février.
Avec des rafales atteignant 250 km/h, le cyclone a causé d'importantes destructions dans le nord-est du pays. Les victimes se trouvent principalement à Toamasina, une ville de 400 000 habitants, d'après le bureau national de gestion des risques et catastrophes.
Cette catastrophe naturelle a également blessé plus de 800 personnes et forcé 16 000 habitants à évacuer leurs maisons. En tout, 25 000 constructions ont été détruites et 27 000 autres inondées. Les infrastructures scolaires sont particulièrement touchées, plus de 200 salles de classe ayant subi de terribles dégâts.
Le cyclone Gezani a poursuivi sa route vers le Mozambique ce week-end, où il a également causé des pertes, faisant quatre victimes dans la région d’Inhambane, comme signalé par les médias locaux.
Les récentes images relayées par l’AFP montrent des rues encore méconnaissables, recouvertes de boue et de débris. Des habitants font la queue pour de la nourriture, tandis que des soignants effectuent des dépistages de paludisme sur des enfants vulnérables.
Le pape Léon XIV a exprimé ses pensées envers la population malgache, soulignant qu'elle avait été frappée par deux cyclones en moins d’un mois, Fytia ayant fait ses ravages au début de février, tuant au moins sept personnes.
Les organisations internationales, comme le Programme alimentaire mondial, ont mis en lumière la précarité de la situation. Environ 5 % de l'approvisionnement énergétique de la ville est opérationnel et les ressources en eau sont extrêmement limitées.
Des gestes de solidarité se manifestent à l’international. La Chine a proposé 100 millions de yuans d'aide non remboursable (environ 12 millions d'euros), et la France a annoncé l'envoi de vivares, de secouristes et de pompiers de La Réunion pour aider les sinistrés.







