Invité de RTL le 16 février, l'eurodéputé Raphaël Glucksmann, représentant de Place publique, a qualifié d'« impensable » l'idée que la gauche entretienne des doutes sur une potentielle alliance avec La France Insoumise (LFI) pour la présidentielle de 2027. Ses propos surviennent dans le contexte tragique de la mort de Quentin, un militant identitaire blessé lors d'une rixe à Lyon.
Selon Glucksmann, « LFI brutalise le débat public », en imputant une part de responsabilité à tous ceux qui attisent la haine, y compris les dirigeants de LFI. Il déclare : « Nous serons collectivement la digue contre la montée du Rassemblement national. Nous devons défendre la démocratie face à toute forme de populisme. »
Concernant sa propre candidature à la présidence, Glucksmann reste évasif, affirmant qu'il est « trop tôt pour en parler », mais insiste sur le fait qu'il souhaite que la personne capable de se rendre au second tour et de battre le Rassemblement national soit désignée. « Les annonces viendront dans les semaines à venir », ajoute-t-il.
Pour lui, il est primordial que la gauche démocratique, unie, gagne les élections de 2027. « Ce qui compte, c'est de gagner ; être premier à gauche ne m'importe pas », précise-t-il. Le consensus sur une stratégie unitaire semble pourtant fragile, plusieurs figures politiques, comme François Hollande et Boris Vallaud, étant réticentes à l'idée d'une primaire à gauche. Olivier Faure, le chef du PS, défend cette option, avertissant du risque d'ouvrir la voie à l'extrême droite sans une telle démarche.







