Le président américain a présenté, le mardi 24 février, son discours sur l'état de l'Union dans l'hémicycle de la Chambre des représentants. Ce discours de près de deux heures était ponctué d'applaudissements et de slogans tels que "USA, USA, USA" par ses partisans.
« Après un an à la tête du pays, je suis fier de pouvoir annoncer une transformation sans précédent de notre nation », a affirmé Trump, s'appuyant sur des chiffres et des réussites qu'il jugeait exemplaires. « L'inflation diminue, les salaires augmentent rapidement, et notre économie est d'une vitalité remarquable, » a-t-il lancé, faisant écho à un débat plus large sur la perception de son mandat.
Face à une opinion publique divisée et à des sondages en baisse, Trump a dû justifier les promesses faites durant sa campagne électorale. « Nous avons encore beaucoup à accomplir », a-t-il ajouté, tout en cherchant à apaiser les inquiétudes au sein de son parti, alors que les élections de mi-mandat pointent à l'horizon.
Immigration et aides sociales : ses nouvelles priorités
Dans un passage controversé de son discours, Trump a déclaré que les États-Unis n'avaient jamais été aussi sûrs sur le plan des frontières. Il a désigné son vice-président J. D. Vance comme le responsable d'une "guerre contre la fraude" liée aux aides sociales, qu'il relie aux migrants qui, selon lui, posent des problèmes économiques et sociaux.
Cette déclaration a suscité des réactions mitigées, avec des critiques affirmant que des faits solides manquent pour étayer ses accusations. Les analystes s'interrogent sur les véritables implications de ses propos dans le contexte social actuel.
Aperçu de la politique étrangère
Le président a également évoqué la situation au Venezuela, qualifiant ce pays de « nouvel ami » des États-Unis après la déposition de son président, Nicolas Maduro. Trump a mis en avant l'importation de plus de 80 millions de barils de pétrole vénézuélien comme un signe positif face à la crise énergétique mondiale.
En matière de relations internationales, il a exprimé des inquiétudes quant aux ambitions militaires de l'Iran, déclarant que le pays développe des missiles menaçants pour l'Europe et les États-Unis. « Notre préférentiel reste la diplomatie », a affirmé Trump, tentant d'afficher une position équilibrée tout en demeurant ferme sur ses positions.
Réactions contrastées parmi le public
Tout au long de son discours, Trump a également félicité l'équipe masculine de hockey sur glace des États-Unis pour sa médaille d'or aux Jeux Olympiques, un moment qui a ravi les spectateurs présents. En revanche, des parlementaires démocrates ont fait entendre leur mécontentement en organisant des manifestations à l'extérieur du Capitole, soulignant la polarisation persistante au sein de la politique américaine.
Alors que Trump tente de se repositionner à la tête de son parti, le chemin vers un consensus semble encore semé d'embûches. Le Monde rapporte que ces divisions pourraient influencer sa capacité à mener à bien ses réformes et à réaliser ses promesses électorales.







