Le 25 février, l'Iran a vigoureusement rejeté les déclarations de Donald Trump, qui l'accusait de développer des missiles menaçant les États-Unis. Le président américain, lors de son discours devant le Congrès, a évoqué les ambitions nucléaires présumées de Téhéran, un sujet qui n'a pas manqué de susciter des tensions dans la région du Golfe.
« Tout ce qu’ils avancent au sujet du programme nucléaire iranien est une répétition de gros mensonges », a déclaré Esmaeil Baghaei, porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien, sur le réseau social X. Trump a affirmé que l'Iran avait déjà mis au point des missiles capazes de frapper l'Europe et travaillait à des systèmes susceptibles d'atteindre le territoire américain.
Parallèlement aux accusations, les États-Unis ont renforcé leur dispositif militaire dans la région, intensifiant ainsi la pression sur Tehran. Toutefois, alors que des pourparlers sont prévus à Genève, les deux parties semblent hésiter, l'Iran évoquant une position de force dans les négociations.
Un accord à portée de main, à condition de diplomatie
Trump a encore insisté sur sa volonté d’une solution négociée, déclarant : « Je ne laisserai jamais un pays, qui est le principal soutien mondial du terrorisme, obtenir l’arme nucléaire ». Son commentaire visait à rappeler l'importance d’un accord solide et vérifiable pour garantir une paix durable.
Malgré les tensions, Abbas Araghchi, un haut responsable iranien, a souligné que son pays était prêt à œuvrer pour un accord « juste et équitable ». Il a précisé que « les portes de la diplomatie doivent rester ouvertes », insistant sur le droit de l'Iran à un programme nucléaire civil, conforme au traité de non-prolifération.
Les discussions sur le nucléaire, qui avaient repris le 6 février à Mascate, ont été entravées par un conflit militaire en juin dernier, où des frappes israéliennes sur des installations nucléaires irakiennes avaient relancé des hostilités. Aujourd'hui, l'avenir des négociations reste incertain, mais les experts s'accordent à dire que seule une approche diplomatique pourra apaiser les tensions.







