Mercredi, les autorités colombiennes ont mené une opération à Bogota, interceptant une cache d'explosifs liée à la guérilla de l'ELN, qui pourrait être utilisée pour des "actions terroristes" lors des élections prévues cette année.
Les citoyens colombiens s'apprêtent à voter pour élire de nouveaux parlementaires et le successeur du président de gauche, Gustavo Petro. Cependant, ces scrutins s'annoncent particulièrement tendus, amplifiés par la menace de divers groupes armés et l'assassinat tragique du sénateur de droite, Miguel Uribe, en 2025.
Les élections législatives se tiendront le 8 mars, tandis que la présidentielle est programmée pour le 31 mai. Il est important de noter que l'ELN a récemment déclaré un cessez-le-feu unilatéral en vue des élections, une pratique qu'elle adopte généralement en période électorale.
Le ministre de la Défense, Pedro Sanchez, a révélé que le dépôt perquisitionné avait la capacité de fabriquer près de 70 engins explosifs. Selon lui, ces armements auraient pu être employés dans le cadre d'"actions terroristes" durant le scrutin Si l’on en croit ses déclarations sur les réseaux sociaux.
Deux individus ont été interpellés lors de cette opération qui a mobilisé des unités d'élite de l'armée, de la police et de la DEA (Agence antidrogue américaine). M. Sanchez a insisté : "Nous ne permettrons pas que des criminels intimidés notre démocratie ni que la peur réduise le vote au silence." Cette position est partagée par de nombreux observateurs.
D'après un rapport du Bureau de la Défenseure du peuple, l'ELN représente une "source de menace" pour des élections libres, en particulier dans les régions rurales moins sécurisées. Parmi les autres groupes armés identifiés, on retrouve le Clan del Golfo, principal cartel de drogue en Colombie, ainsi que des factions dissidentes des anciennes FARC ayant rejeté l'accord de paix signé en 2016.
À l'approche des élections, l'organisme a recensé 457 menaces de mort visant des personnalités politiques et des membres de la société civile. Plus de 130 localités sont désormais considérées comme des zones à risque élevé pour des candidats, selon des avertissements émis par la Mission d'observation électorale.







