Le 25 février, l'Union européenne a annoncé un durcissement de ses contrôles douaniers sur les importations en provenance de Chine de la céréulide, une substance impliquée dans l'affaire des laits infantiles contaminés. À partir de demain, ces contrôles porteront sur 50 % des envois de cette toxine, comme rapporté par l'Agence France-Presse.
Cette toxine, riche en acide arachidonique, est jugée par les autorités comme un risque sérieux pour la santé humaine. La décision a été prise suite à plusieurs enquêtes menées après des incidents de contamination chez des nourrissons. Les autorités ont relevé des preuves que l'huile utilisée pour la fabrication de lait en poudre, importée de Chine, était à l'origine de cette contamination.
Une réaction face à une crise sanitaire
Des géants de l'agroalimentaire, tels que Nestlé, Danone et Lactalis, ont déjà lancé d'importants rappels de produits dans plus de 60 pays en réponse à cette crise. Les données fournies par l'Autorité européenne de sécurité des aliments indiquent également que sept pays européens, dont la France et la Belgique, ont signalé des cas de bébés souffrant de troubles gastro-intestinaux après consommation de lait contaminé.
Tragédie et enquête en cours
Les autorités françaises enquêtent sur la mort de trois bébés dont les décès, le plus récent étant survenu le 5 février, sont soupçonnés d'être liés à la consommation de lait en poudre contaminé. Le ministère de la Santé a cependant précisé qu'« aucun lien scientifique n'avait encore été établi » entre ces tragédies et les produits incriminés. Des enquêtes judiciaires sont actuellement en cours.
Les investigations pointent également une entreprise basée à Wuhan, Cabio Biotech, comme suspectée d'être le fournisseur de la céréulide. En réponse à cette crise, l'Autorité sanitaire européenne a récemment fixé un seuil de sécurité concernant la présence de cette toxine dans les produits pour enfants, renforçant ainsi les normes actuelles.







