L'organisateur du Dour Festival, l'un des festivals de musique électronique les plus influents de Belgique, a décidé ce mercredi 25 février d'annuler la participation de certains artistes visés par des accusations graves concernant des agressions sexuelles. « Des accusations graves ont été portées, et par souci de conformité avec nos valeurs, nous avons pris la décision d'écarter les artistes concernés », a déclaré l'organisateur via un post Instagram.
Dans son annonce, il souligne l'importance de préserver un cadre respectueux et inclusif lors de cet événement musical. Ce festival, qui attire chaque année des milliers de festivaliers, met ainsi en avant son engagement en faveur de la sécurité et du respect de tous.
Le DJ techno Odymel déprogrammé
Parmi les artistes déprogrammés figure le DJ suisse Odymel, dont le vrai nom est Antoine Lauffer. Sa présence sur le site officiel a été supprimée. Dans une réaction publiée sur Instagram, Odymel a déclaré que les accusations formulées à son encontre, émanant d'un ancien associé de l'agence Steer, concernent des événements survenus pendant son sommeil, qu'il attribue à un épisode de somnambulisme. « Je suis actuellement en thérapie pour surmonter ces problèmes », a-t-il ajouté, précisant avoir été entendu à deux reprises par les autorités dans le cadre d'une enquête préliminaire.
Il a également pris soin de prendre ses distances avec d'autres artistes liés à Steer, comme Shlomo et Basswell, également accusés d'abus. L'impact de ces accusations sur la scène musicale est significatif, prévient un expert du milieu, qui souligne la nécessité d'instaurer un dialogue transparent sur ces questions au sein de l'industrie. Dans un monde où la culture du consentement devient primordiale, il est essentiel que les festivals prennent des mesures proactives pour garantir un environnement sûr et accueillant pour tous.







