Au CHU de Bordeaux, une situation préoccupante touche de nombreux étudiants infirmiers, qui se retrouvent sans rémunération depuis plus de deux mois pour leur stage. Les montants dus varient de 350 à 400 euros, un manque à gagner dramatique quand on sait que leur rémunération horaire oscille entre 1,10 et 1,70 euro, pour des journées de travail pouvant atteindre 12 heures. Cette situation ne permet plus à certains d'assurer les dépenses essentielles comme le loyer et la nourriture.
Face à cette crise, l'établissement a admis qu'il y avait des retards, exacerbés par le traitement manuel des 1 100 dossiers de stage. Pour remédier à ce problème, un groupe de travail a été formé, regroupant l'Institut des métiers de la santé, la direction des ressources humaines et des services numériques, dans le but d'accélérer le processus de versement des indemnités. Des étudiants, fatigués d'attendre, ont même lancé une pétition qui a déjà été signée par plus d'un millier de personnes, mettant en lumière l'ampleur du mécontentement.
Selon un porte-parole d'un syndicat étudiant, "la situation devient intenable pour beaucoup. Ces retards mettent en danger notre vie quotidienne, et il est essentiel que les responsables prennent des mesures immédiates pour régler cela." Une étudiante, qui a requis l'anonymat, a ajouté que "l'incertitude financière crée un stress énorme, surtout en pleine période d'examens. Chaque euro compte pour nous." Cette déclaration souligne non seulement la difficulté économique mais aussi l'impact psychologique que ces retards engendrent.
Alors que les discussions continuent entre les différentes parties prenantes, l’inquiétude grandit parmi les concernés. Le directeur des ressources humaines a assuré que la situation serait résolue rapidement, mais les étudiants restentskeptiques. Ils attendent avec impatience une mise à jour sur le traitement de leur dossier, tout en espérant que de telles circonstances ne se reproduisent pas à l'avenir.







