Mardi soir, Donald Trump a prononcé son discours sur l'état de l'Union devant le Congrès, moment marquant de la vie politique américaine. Alors qu’il s’apprêtait à s’adresser aux législateurs, un élu démocrate, Al Green, a brandi une pancarte dénonçant les propos racistes de Trump, précisant : « Les Noirs ne sont pas des singes ». Cette action, largement médiatisée, lui a valu une expulsion immédiate du Congrès sous les cris de soutien « USA, USA » des partisans de Trump.
Ce geste faisait écho à une vidéo controversée ancienne où Trump comparait Barack et Michelle Obama à des singes, une réclamation que Trump a ensuite tenté de minimiser en affirmant ne pas avoir regardé la vidéo dans son intégralité (source : 20 Minutes).
Des tensions palpables lors du discours
Al Green avait déjà été expulsé une fois l’an dernier pour ses critiques à l’encontre de Trump, illustrant un climat d’extrême polarisation au sein de la chambre. Selon un sondage mené par The Economist, 56 % des Américains désapprouvent la manière dont Trump dirige le pays. Parmi eux, 53 % critiquent sa politique d’immigration et 57 % estiment qu’il ignore les préoccupations du peuple.
Les événements au Congrès sont le reflet d'une réflexion plus large sur le racisme en politique. Des experts comme le sociologue David Hollis soulignent que ce geste pourrait inciter un débat nécessaire sur la représentation raciale dans les institutions américaines. Le climat politique actuel semble déjà chahuté, et ce genre d'incidents ne fait qu'aggraver cette situation, comme le souligne le célèbre analyste politique, Chris Evers.
Cette éviction pourrait également renforcer la voix des opposants à Trump, qui prennent la défense des valeurs d'équité et de respect. Dans un moment où la lutte contre le racisme est au centre des préoccupations américaines, l’action d’Al Green pourrait faire écho à un mouvement plus large de résistance à des discours jugés nuisibles.







