Le 27 février, l'ambassade des États-Unis proposera pour la première fois des services consulaires dans la colonie d’Efrat, suscitant des réactions vives. Cette décision a été annoncée sur X par la mission américaine à Jérusalem, permettant aux résidents américains de renouveler leurs passeports pendant une journée. Efrat, située à 12 kilomètres au sud de Jérusalem, abrite environ 12 000 habitants.
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a salué cette initiative comme une avancée significative, déclarant : « Nous célébrons cette décision stratégique de l’ambassade américaine d’étendre ses services à Efrat, marquant ainsi notre partenariat fort pendant que nous fêtons les 250 ans d’indépendance américaine ».
L’Autorité palestinienne appelle Washington à revenir sur sa décision
En revanche, l’Autorité palestinienne a exprimé son mécontentement, qualifiant la démarche de « violation claire du droit international et de soutien aux autorités d’occupation Israëliennes ». Sa commission de résistance au mur et à la colonisation a ainsi pris position contre cette initiative, demandant à Washington de reconsidérer sa décision en raison de ses impacts potentiels sur la paix.
Le mouvement Hamas a également condamné cette mesure, la qualifiant de « dangereuse » et arguant qu'elle favorisait les projets de judaïsation menés par Israël. Il est à noter qu’environ 500 000 Israéliens vivent dans des colonies en Cisjordanie, des implantations souvent jugées illégales par les Nations Unies dans le cadre du droit international, au milieu d'une population palestinienne d'environ 3 millions d'individus.
Le gouvernement israélien actuel, qualifié d'extrême droite, a accéléré l'expansion des colonies en Cisjordanie. Récemment, il a mis en œuvre plusieurs mesures visant à renforcer son autorité sur cette région, y compris certaines portions administrées par l’Autorité palestinienne selon les accords d'Oslo, désormais gravement compromis.







