Dans une interview accordée à BFMTV le 25 février 2026, Marine Le Pen, la figure emblématique du Rassemblement National, a abordé les implications d'un éventuel bracelet électronique sur sa carrière politique. Elle a suivi de près les développements de son procès en appel et a affirmé de manière tranchante qu’elle ne pourrait pas poursuivre une campagne électorale sous de telles conditions.
« On ne peut pas faire campagne dans ces conditions », a-t-elle expliqué, ajoutant qu'une telle situation nuirait gravement à sa capacité à interagir avec les électeurs lors des meetings, essentiels à toute campagne présidentielle. Elle a souligné que la décision de sa candidature ne repose pas uniquement sur elle, mais aussi sur le jugement de trois magistrats qui décideront de son sort.
Jordan Bardella en embuscade
En cas d'empêchement, Le Pen a précisé qu'elle ne se mettrait pas en position d’influence sur Jordan Bardella, son protégé et actuel président du Rassemblement National à l'Assemblée nationale. « C'est lui qui déterminera le niveau de mon implication », a-t-elle déclaré, reconnaissant ainsi l'indépendance nécessaire pour son ancien vice-président dans la peule élection.
Cette situation soulève des interrogations sur l'avenir du Rassemblement National, alors que d'autres figures du parti, comme Gérald Darmanin, estiment que la dynamique pourrait évoluer en l'absence de Le Pen. Le processus judiciaire qui l’attend pourrait marquer un tournant décisif pour la formation politique.
Alors que l'élection présidentielle s'approche, les critiques sur l'impact des affaires judiciaires en politique continuent de grandir. Selon une analyse publiée par Le Monde, cette situation pourrait transformer les stratégies des partis si les leaders sont confrontés à des restrictions judiciaires. Quoi qu'il en soit, le paysage politique français pourrait bientôt subir des mutations majeures.







