Le 24 février, lors d'une réunion avec les employés de sa fondation, Bill Gates a ouvertement abordé ses liens avec Jeffrey Epstein, impliqué dans un scandale de pédocriminalité. Selon des informations rapportées par The Wall Street Journal, le cofondateur de Microsoft a exprimé des regrets sur les minutes passées en compagnie d'Epstein, tout en affirmant n'avoir commis aucun acte illégal.
"Je n’ai rien fait d’illégal. Je n’ai rien vu d’illégal," a-t-il déclaré, tout en reconnaissant que sa première rencontre avec Epstein remonte à 2011, après la condamnation de ce dernier pour proxénétisme, ce qu'il a admis ne pas avoir vérifié. Gates a continué à maintenir des relations avec Epstein jusqu'en 2014, malgré les mises en garde de son ex-épouse, Melinda Gates, qui le considérait comme "odieux", comme l'a rapporté Le Parisien.
Gates a qualifié de "énorme erreur" le temps qu'il a passé avec Epstein. Ses excuses, qu'il a présentées lors de cette réunion, visaient à atténuer le discrédit provoqué par le lien entre sa fondation et les affaires soulevées par Epstein. Il a également ajouté qu'il n'a jamais été impliqué avec les femmes entourant Epstein et que les photos de celui-ci avec des assistantes étaient prises à sa demande.
Détails évoqués dans les e-mails d'Epstein
Les documents divulgués évoquent également une infection sexuellement transmissible que Gates aurait tenté de dissimuler à Melinda. Selon BBC, des e-mails de juillet 2013 indiquent que Gates aurait administré clandestinement des antibiotiques pour faire face à cette situation après ses rencontres avec des femmes russes.
En ce qui concerne ses relations extraconjugales, Gates a simplement reconnu avoir eu des liaisons avec deux femmes russes, l'une étant une joueuse de bridge et l'autre une physicienne nucléaire rencontrée dans un cadre professionnel. Des sources indiquent que Boris Nikolic, ancien conseiller scientifique de Gates, avait informé Epstein de ces relations, que ce dernier aurait utilisées pour influencer des négociations autour de la démission de Nikolic.







