Il y a une semaine, Nurul Amin Shah Alam, un réfugié birman âgé de 56 ans vivant à Buffalo, dans l'État de New York, disparaissait tragiquement. Peu avant, il avait été relâché par une patrouille de l'ICE, après avoir été incarcéré pendant un an pour une arrestation qui semblait être fondée sur un malentendu. Selon Investigative Post, son corps a été retrouvé cinq jours plus tard, suscitant l'inquiétude et la colère.
Les événements tragiques qui ont conduit à cette issue sombre commencent l'année dernière. Shah Alam, en proie à des problèmes de vision, s'était simplement rendu dans son quartier pour acheter une tringle à rideau. Perdu et désorienté, il avait erré jusqu'à la maison d'une inconnue, suscitant la panique, qui avait conduit à l'intervention de la police. Les forces de l'ordre, ne comprenant pas son langage corporel, avaient alors utilisé la force : taser et coups, selon l’avocat du réfugié.
Une libération tragiquement mal planifiée
La semaine dernière, Shah Alam a obtenu une libération conditionnelle. Cependant, au lieu de rentrer chez lui, il a été pris en charge par l'ICE. Quatre heures plus tard, l'ICE, réalisant qu'il avait le droit de rester, l'a libéré. Mais cette libération s'est faite à 8 km de son domicile, sans qu'aucun membre de sa famille ne soit prévenu. L’avocat du réfugié a exprimé la frustration de la famille qui, dans l'ignorance de sa situation, a entamé des recherches infructueuses.
Les autorités locales se sont trouvées dans une situation délicate lorsque, mardi, un corps a été découvert dans une rue de Buffalo. L'autopsie a révélé que la mort de Shah Alam ne résultait ni d'hypothermie ni d'un homicide. Toutefois, une enquête a été lancée pour comprendre les détails de sa libération et les circonstances entourant sa mort.
Ce cas soulève des questions cruciales sur la prise en charge des réfugiés aux États-Unis, en particulier sur l'efficacité de l'ICE dans le traitement des cas complexes. Les voix s'élèvent pour demander des réformes immédiates afin que des tragédies comme celle-ci ne se reproduisent plus.







