L’Iran a exprimé une certaine optimisme lors de récentes discussions indirectes avec les États-Unis. Selon Abbas Araghtchi, le ministre des affaires étrangères iranien, les deux parties ont réalisé de « bons progrès » dans l’exploration des termes d’un possible accord, abordant des questions clés tant sur le nucléaire que sur les sanctions imposées par l’Occident.
Lors d'une intervention télévisée, Araghtchi a ajouté que de nouveaux pourparlers pourraient avoir lieu « très bientôt, possiblement dans moins d’une semaine ». Cette rencontre est perçue comme une occasion déterminante pour éviter un conflit armé, sur fond de déploiement militaire américain accru au Moyen-Orient. En effet, Donald Trump a fixé un ultimatum, invitant à finaliser un accord d’ici « dix à quinze jours ».
Des discussions préparatoires entre équipes techniques sont prévues dès lundi à Vienne, avec l'expertise d'agents de l'Agence internationale de l'énergie atomique, selon Araghtchi. Le médiateur omanais, Badr Al-Boussaïdi, a également évoqué « des progrès significatifs » réalisés au cours des pourparlers entre les États-Unis et l'Iran.
L'Iran dénonce les accusations américaines sur ses missiles
Lors de la réunion à Genève, les deux camps ont engagé des discussions approfondies. Washington, soucieux d'implémenter des mesures concrètes pour empêcher l'Iran de développer une arme nucléaire, demeure dans une position où les tensions persistent. Comme indiqué dans une récente analyse de Le Monde, l'Iran assure ne pas viser cet objectif, se prévalant de son « droit » à un développement nucléaire pacifique, renforcé par le traité de non-prolifération.
Les États-Unis ont, de leur côté, exprimé leur désir d'examiner le programme balistique iranien, une exigence que Téhéran rejette en affirmant que seules les questions nucléaires doivent être discutées.
Dans son discours abordant l'état de l'Union, Trump a accusé l'Iran de développer « des missiles menaçants pour l'Europe » et qui pourraient atteindre les États-Unis, une affirmation que Téhéran a qualifiée de « gros mensonges ». Selon leurs déclarations, la portée de leurs missiles est strictement limitée à 2 000 kilomètres, suffisant pour cibler Israël et certaines régions d’Europe orientale.
Développements militaires américains au Moyen-Orient
Al-Boussaïdi, exprimant sa satisfaction quant à la flexibilité des négociateurs, a signalé une « ouverture sans précédent » à de nouvelles idées qui pourraient faciliter l'accord. Cependant, selon The Wall Street Journal, les demandes des États-Unis restent particulièrement strictes, incluant le démantèlement complet des installations nucléaires majeures d'Iran.
Les discussions ont été relancées après un hiatus provoqué par le conflit israélo-iranien en juin 2025 et les révoltes récentes contre le régime en Iran, exacerbant encore les tensions entre les deux nations.
Actuellement, les États-Unis maintiennent une présence militaire significative au Moyen-Orient, comprenant 13 navires de guerre, dont deux porte-avions, et continuent de surveiller les développements avec attention.







