Bruno, un chirurgien niçois installé à Paris, s'est retrouvé au cœur des tensions en Israël. Actuellement à Tel-Aviv, il partage avec La Provence son expérience alarmante alors que les frappes israéliennes se multiplient en direction de l'Iran.
Ce samedi 28 février, en pleine journée, Bruno a dû interrompre notre conversation. Une alerte sur son smartphone l’a contraint à se rendre rapidement dans un abri de son quartier, n'ayant que dix minutes pour réagir face à la menace d’un missile iranien.
Depuis 8h17 exactement, chaque alerte rythmait sa journée. Arrivé à Tel-Aviv avec son épouse il y a quinze jours, ce spécialiste ORL avait déjà commencé à anticiper une telle situation, conscient des tensions qui agitent la région depuis un certain temps. “C'est une réalité difficile à accepter, mais il faut être prêt”, confie-t-il.
Des sources locales, notamment France24, rapportent que l'ambiance à Tel-Aviv est marquée par une inquiétude palpable. Les habitants, s’acclimatant à cette situation tendue, se rapprochent des abris, tout en restant connectés aux informations, craignant une contre-offensive de l'Iran.
Les experts militaires insistent sur le fait que la situation pourrait s'intensifier. Jean-Claude Mallet, spécialiste des conflits au Moyen-Orient, affirme : “Les frappes israéliennes pourraient déclencher une série de représailles non seulement de l'Iran, mais aussi des groupes alliés dans la région.” Cela alimente une anxiété croissante parmi les habitants, qui espèrent un retour rapide à la paix.
Alors que le chaos semble s'installer, Bruno reste déterminé à soutenir ses compatriotes, même dans cette crise sans précédent. “Rester proche d’un abri est devenu notre nouvelle routine”, conclut-il, soulignant ainsi une réalité que beaucoup de citoyens israéliens doivent désormais affronter chaque jour.







